HistoireduVuache

Histoire de la montagne du Vuache en Haute-Savoie. Non loin de Genève et de l'Ain. Au bord du Rhône. Communes de : Eloise, Chene-en-Semine, Arcine, Clarafond, Chevrier, Vulbens, Valleiry, Dingy-en-Vuache, Savigny, Minzier, Jonzier, Vers, Chaumont

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05.10.09

Frangy manque de médecins

La Haute-Savoie est en manque de médecins généralistes. […]

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Les raisons de cette pénurie sont bien connues :

horaires infernaux, zones isolées, féminisation de la profession, augmentation d'une population qui vieillit de plus en plus, manque d'intérêt des jeunes praticiens pour la médecine générale, attirance pour une activité salariée, hantise des gardes...

[…] A l'entrée de Frangy, le maire Alain Poyrault, a tendu fin juillet une grande banderole sur un rond-point, à l'entrée de sa commune. Elle indique : "SOS canton en danger, actuellement 2 médecins pour 5 000 habitants". En fait, sur Frangy, Seyssel, Chêne-en-Semine, 15 000 habitants, il n'y a plus que quatre médecins.

[…] La situation n'a pas toujours été aussi critique. En 1981 dans ce même secteur, 8 médecins soignaient 8 000 habitants. Ce qui correspondait à une moyenne normale […]

L'association des médecins du Val des Usses a lancé de multiples bouteilles à la mer ces dernières années. […] Deux maisons de gardes médicales devraient voir le jour en début d'année 2010 à Annecy (à côté de l'hôpital) et dans un local communal à Frangy. Les gardes seraient assurées par près de 200 médecins […].

À Seyssel (74), il y a aussi un seul médecin mais il doit partir en décembre. […]

Colette LANIER

Paru dans l'édition 74D du 03/10/2009 (1dd5f18e-ace1-11de-9460-5d8a33b1e55b)

La poste de Vulbens

Les habitants de Vulbens ont six mois pour sauver leur Poste

3 septembre 2009

http://www.lemessager.fr/Actualite/Genevois/2009/09/03/article_les_habitants_de_vulbens_ont_six_mois_po.shtml messager

Les horaires ont été élargis jusqu'à 18 h 30 pour ceux qui travaillent.

Des nouveaux locaux payés par la mairie

Quand au début de l'été, la Poste annonce vouloir passer à partir du 1er septembre de six à trois jours d'ouverture, le maire […] demande que cette position soit réétudiée. « D'autant plus que nous avions fait des efforts », ajoute Frédéric Budan qui rappelle que la commune a investi dans des nouveaux locaux pour son bureau postal.

Après discussions, il est finalement décidé de tester pendant six mois une ouverture élargie : depuis le 1er septembre, le bureau de Vulbens est ainsi ouvert du lundi au vendredi de 14 h 15 à 18 h 30 et le samedi matin de 9 h à 12 h. […] « Nous devons maintenant mobiliser notre population mais aussi celles de Chevrier, Clarafond, Dingy qui utilisent cette Poste. » L'objectif est d'atteindre une moyenne de 75 clients quotidiens (contre 40 aujourd'hui).

[…] À titre d'exemple, celle de Beaumont compte 76 passages par jour, 128 à Viry et 162 à Valleiry.

[…] Au final, l'accord trouvé semble contenter tout le monde : la population qui dispose de créneaux horaires plus importants, la Poste qui compte augmenter son nombre de clients et le maire qui a obtenu le maintien du service complet sur sa commune. Ne reste plus qu'à espérer que la fréquentation soit au rendez-vous. […]

[…] Dans les zones rurales, le bureau de Poste […] est un lieu de socialisation et de rencontres […].

Un bureau dont les horairesn'ont pourtant cessé de diminuer depuis 2004. « Chaque année, la Poste nous disait que la fréquentation était en baisse », se souvient Frédéric Budan, le maire de Vulbens. « Ce n'était pas honnête de leur part car si moins de gens venaient à la Poste, c'est surtout parce qu'elle était de moins en moins ouverte ! » Le créneau du samedi matin connaissait ainsi une affluence record par rapport au reste de la semaine car il s'agissait du seul moment où les actifs pouvaient se rendre disponibles.

01.10.09

Conférence de Claude Hagège

CLAUDE HAGEGE

Conférence du 25 septembre 2009 à Archamps (74)

Compte-rendu par Philippe Duret

Pour lire le texte cliquez ici : Claude_Hag_ge

28.09.09

L’immigration est incontournable

Tiré de l’excellent site de la section de Toulon de la Ligue des droits de l’Homme

Section de Toulon de la LDH

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3303

« L’histoire nous a appris que l’arbitraire ne s’arrête jamais aux catégories que l’on visait à l’avance »

Un entretien  avec Emmanuel Terray réalisé par Jérôme-Alexandre Nielsberg

publié dans L’Humanité dimanche du 9 avril 2009

En 2006, vous établissiez dans un texte intitulé « 1942-2006 : réflexions sur un parallèle contesté » une analogie entre l’actuelle répression de l’immigration illégale et les années noires de 1940. Sur quelles bases ?

Bien sûr, les deux séquences, 1940-1945 et 2000-2010, ne sont globalement pas comparables : les circonstances diffèrent du tout au tout et la première séquence est beaucoup plus tragique que la seconde puisqu’elle se terminait par l’extermination des juifs.

Mais si l’on cherche précisément où se trouve la différence entre ces deux situations, on remarque qu’elle tient pour l’essentiel dans la présence des hitlériens sur le territoire national et dans les ordres qu’ils donnaient. Ce sont eux qui déportaient les juifs que la police française avait raflés. Du côté de l’État français cependant, et plus précisément du côté des procédures administratives et policières qu’il avait mises en place pour traquer les juifs, on constate des similitudes remarquables avec ce que l’on peut voir aujourd’hui, à l’encontre des immigrés irréguliers : arrestations au petit jour, rafles, contrôles d’identité, convocations pièges, interpellations des enfants dans les écoles.

Depuis 2006, la politique migratoire a encore évolué. Nicolas Sarkozy a créé un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, renforcé la loi en matière d’utilitarisme migratoire, introduit le contrôle ADN. Que vous inspire cette évolution ?

C’est une évolution très grave, à deux points de vue au moins. D’abord, alors qu’il s’agissait, nous disait-on jusqu’ici, de traquer l’immigration irrégulière pour mieux intégrer l’immigration régulière, je note qu’on commence maintenant à déstabiliser aussi l’immigration légale. Les décisions prises en matière de mariage, de regroupement familial, l’introduction de la fameuse condition d’adhésion aux valeurs républicaines - dont les critères ne sont définis nulle part - précarisent, fragilisent les immigrés réguliers. Ensuite, en matière même de traitement des étrangers, le droit perd toujours plus de terrain face à l’arbitraire. Ainsi a-t-on supprimé le dernier droit qu’avaient les sans papiers, celui d’être régularisés au bout de dix ans de présence. En définitive, les étrangers sont de plus en plus exclus du droit commun, isolés dans une espèce de zone de non-droit. Or l’histoire nous a appris que ce processus ne s’arrête jamais aux catégories que l’on visait à l’avance. Si l’on crée une zone de non-droit dans un État de droit, elle évolue comme un cancer : elle fait des métastases et atteint bientôt d’autres parties du corps social.

À quel moment passe-t-on justement d’un contrôle migratoire, que l’on pourrait qualifier de légitime, à l’arbitraire du pouvoir et à l’indignité républicaine ?

Toute politique de restriction et de fermeture aux flux migratoires entraîne avec elle, inévitablement, son cortège d’arbitraire, de mesures illégales. En réalité, l’immigration est un phénomène incontournable, au cœur même de notre système économique et social. Et, puisqu’on ne l’endiguera pas avec des mesures administratives et policières, nous n’avons pas le choix, il faut aller vers le rétablissement de la liberté de circulation. Une liberté organisée au mieux des intérêts de chacun et de tous. La bascule entre le légitime et l’arbitraire se situe dans la décision politique même d’empêcher ce qui, de fait, ne peut l’être.

Parallèlement aux durcissements des lois, les manifestations de solidarité envers les immigrés illégaux se multiplient. Des associations comme RESF trouvent par exemple de plus en plus d’écho dans l’opinion. Comment comprenez-vous ce phénomène ?

Le gouvernement a franchi une ligne rouge, dans les années 2004-2005, en interpellant des enfants à l’intérieur même des écoles. Chaque année depuis, ce sont des centaines d’enfants qui sont ainsi arrêtés, puis enfermés dans des centres de rétention où ils n’ont rien à faire, puisque, mineurs, ils ne sont pas « expulsables ». Alertée, l’opinion s’en est émue. Elle réagit : à travers tout le pays, des citoyens alpha de plus en plus nombreux, jugeant la situation inacceptable, décident ainsi de venir en aide à des familles entières d’immigrés. Comment le comprendre sinon comme un excellent signe de santé intellectuelle et morale de notre population ?

Emmanuel Terray

27.09.09

Le logement en Genevois

Extrait d’un article

PROJET D'AGGLOMERATION FRANCO-VALDO-GENEVOISE

On ne peut pas résoudre le problème du logement en claquant des doigts 

Bernard Gaud, président de l'Association régionale de coopération des collectivités du Genevois (ARC), nous détaille une fois par mois les enjeux inhérents  au projet d'agglomération transfrontalière. Cette semaine, il est question du logement.

Des huit thématiques définies dans le cadre du projet d'agglomération franco-valdo-genevoise, le logement demeure le souci majeur ?

Oui, ça demeure un gros souci et parmi les huit thèmes, c'est l'un de ceux qui est emblématique de ce que l'on souhaite faire dans le cadre de la coopération transfrontalière.

Aujourd'hui, c'est une des conditions de la réussite de l'agglomération. Ou bien elle réussit, avec toutes les parties qui la composent, à faire avancer ce problème du logement, ou bien tout le reste ne sera que de la théorie.

Une première partie de la réponse se trouve dans le "plan directeur de l'habitat transfrontalier". Est-ce que les discussions engagées commencent à faire bouger les lignes ?

La première obligation c'était de parler la même langue, parce que l'on ne comprenait rien entre nous, avec les différents termes techniques et les politiques respectives en matière de logement. La 2e étape a été de dire que chacune des collectivités, côté français, s'engage pour la réalisation des programmes locaux de l'habitat et que, de leurs côtés, les cantons de Genève et Vaud s'inscrivent aussi dans une politique du logement, déjà existante aujourd'hui, mais qui se renforce avec la création de logements sociaux pérennes, etc.

Cela signifie qu'il a fallu faire sauter quelques tabous pour mettre en branle la machine ?

Le principal tabou c'était de faire admettre que, quand on ne construit pas de logement à Genève, on construit des moitiés de villas en France et que l'on mite le territoire. Si Genève peut vivre avec un faible taux de vacance, c'est parce que le problème du logement s'exporte en France. C'était ça le principal tabou.

Quelle est à ce jour l'estimation des besoins ?

Actuellement, il faudrait arriver à faire 5 000 logements par an : 2 500 en France et 2 500 en Suisse. Mais avec les engagements que l'on a aujourd'hui, on en est plutôt à se dire qu'on va arriver à en faire 3 000. Il y a un différentiel énorme, mais c'est déjà un premier pas.

Est-ce que le rééquilibrage induit forcément une égalité du nombre de logements construits de part et d'autre de la frontière ?

Non, mais en même temps, il faut reconnaitre qu'il y a peu d'espace sur Genève pour construire beaucoup de logement. Donc, vous avez un certain nombre de pistes pour le faire : rehausser les immeubles existants, ce qui n'est pas simple ; les nouveaux quartiers ; le déclassement d'une partie de la zone agricole. Mais je ne veux pas que le projet d'agglomération soit une espèce d'incantation, en disant : "ils n'ont qu'à faire ceci...", "ils devraient faire cela..." II faut regarder l'objectif à atteindre et tenir compte des moyens. Le problème du logement, c'est quelque chose de longue haleine, alors qu'il faudrait le résoudre très vite parce que les besoins sont là. Mais on ne peut pas le résoudre en claquant des doigts. Ca ne peut pas aller vite, compte tenu de la législation, des finances et de l’augmentation du foncier. […]

Le Messager, Jeudi 12 avril 2007

25.09.09

Construire moins de pavillons

J’ai trouvé ce texte qui nous met en alerte. Il faut arrêter - ou en tous cas ralentir -  la construction de pavillons individuels et favoriser la construction d’immeubles.

Eco des Pays de Savoie, heddomadaire économique, La Haute-Savoie en chiffres 2008, hors-série 2008.

Page 32 

La Haute-Savoie était un département rural : il est devenu urbain. C’était la terre promise des maisons individuelles : cette forme de cons­truction est devenue luxueuse. On y venait pour vivre à la campagne : contraint et forcé, il faut réapprendre à vivre en ville. En quelques années, les façons d'habiter et plus encore - de cons­truire l’habitat de demain-  ont connu une révo­lution en profondeur.

DES RÉSERVES FONCIÈRES FONDANT COMME NEIGE AU SOLEIL

C’est en fait le résultat de la conjonction de plusieurs facteurs : une pression démographique toujours forte : de plus en plus de familles mono-parentales : un département attirant pour les seniors : des espaces touristiques haut de gamme.

D’où une activité de construction intense : près de 10 000 logements mis en chantier en Haute-Savoie en 2006, chiffre comparable à celui d'un département comme le Rhône. Mais le logement social n’en représente que 1 600 (1624 en 2007, selon la préfecture) : tout le reste est apporté par l’offre privée. Une offre dont les prix sont partout tirés vers le haut. En zone frontalière, les promo­teurs espérent capter les « deuxièmes piliers » des travailleurs suisses. En zone touristique, ils espé­rent attirer de riches étrangers, anglais et autres, et font de toute façon paver le cadre exceptionnel... mais de plus en plus construit. Ailleurs, de toute façon, le foncier est rare. D'autant plus rare qu’il faut le partager avec d’autres usages, tout aussi stratégiques : construire des usines, des écoles, des routes... voire tout simplement, le paysage.

Les prix, donc, montent. La hausse a été tel­lement rapide qu’on a l’impression que les prix baissent dès qu'ils montent moins ! C’est le cas en 2006 et surtout en 2007. Les appartements anciens ont encore pris 11 % mais, comparé aux performances des années précédentes, cela res­semble à une pause. Les délais de vente s’allon­gent. Visiblement, l’offre n'est plus adaptée à la demande. Certes, la Haute-Savoie reste un département béni pour le haut de gamme. Des chalets en vieux bois, face Mont-Blanc, sont toujours en vente, toujours plus chers, et trouvent toujours preneurs.

Mais pour l’essentiel, il faut apprendre à construire moins cher, mieux économiser l’es­pace, préserver le paysage : en revenir à un habitat plus concentré, plus urbain, les collec­tivités locales encouragent ce mouvement au travers des schémas de cohérence territoriale. Partout, ils obligent à des choix plus clairs entre zones urbanisées et préservées, tentent de contenir les aménagements le long d’axes. Le projet d'agglomération franco-valdo-genevoise lie étroitement déplacements et urbanisation.

Et puis, les responsables politiques appren­nent à travailler pour le long terme. L’établissement public foncier continue à acheter aujourd'hui les terrains qu’il faudra demain pour continuer à se développer.

Philippe Claret

20.09.09

Plan du site d'Archamps (74)

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03.06.09

Le prix du lait

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Office de l'élevage, la filière lait : http://www.office-elevage.fr/Doctech-08/dpl-08/l-vache/FilLait-2008.pdf

extraits de textes sur le prix du lait :

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laitFRRFA

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FranceAgriMer mars 2009 documents sur le lait : TBH_0918_1_

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primoyenlait

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FORMATION DES PRIX ALIMENTAIRES, le cas du lait

Rapport de Christiane Lambert, 2009.

Cliquer ici : fili_relait

La filière lait de vache. évolution technique.

  http://www.museum.agropolis.fr/pages/savoirs/techno_lait/rapport.pdf

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28.05.09

Lycée de Bellegarde, table ronde

Le 28 janvier 2009, la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l’Assemblée nationale a constitué une mission d’information sur la réforme du lycée. Composée de onze membres représentant l’ensemble des groupes politiques, elle a entendu plus de quatre-vingts personnes, en procédant à trente-trois auditions, en organisant six tables rondes et en effectuant des visites de terrain dans trois lycées et un CIO des académies de Lyon et de Créteil.

Compte rendu de la table ronde organisée par le  député des Deux-Sèvres (Lycée et Collège de Ferney- Voltaire, Lycée de Belley et Lycée de Bellegarde-sur- Valserine).

C R résumé et simplifié par moi.

Table ronde du 22 avril 2009 au Lycée de Bellegarde-sur-Valserine

Participants :

– trois lycées publics (Ferney-Voltaire, Belley et Bellegarde-sur-Valserine)

– Proviseurs et adjoints,

– Enseignants de chaque matière,

– Représentants de parents et d’élèves,

– Mission locale de Bellegarde,

– Centres d’information et d’orientation de Belley et Bellegarde,

Chambre de commerce et d’industrie de l’Ain,

– Centre national des arts et métiers – antenne Léman.

Relevé de propositions :

– Renforcer la validation des acquis fondamentaux dès le collège : Trop de lycéens présentent de graves lacunes en culture générale et ignorent tout du fonctionnement du lycée.

• Le lycée ne peut plus, par manque de temps, être le lieu de l’apprentissage de ces fondamentaux.

• Il faut renforcer la validation des fondamentaux dès le collège et revoir les critères d’évaluation de ces acquis qui doivent être harmonisés entre le collège et le lycée.

– Redéfinir l’horaire de travail des lycéens et de leurs enseignants :

Unanimement, la journée et la semaine de travail sont jugées trop longues et trop lourdes, et insuffisantes pour l’acquisition de tout le programme.

• Il est proposé soit de réduire les congés d’été, soit d’organiser la préparation du bac en quatre ans au lieu de trois, comme cela est le cas dans d’autres pays,

• Il faut prendre en compte le rythme biologique des lycéens dans les emplois du temps.

• L’élaboration des programmes doit être évaluée en terme d’impact horaire avant leur mise en place.

Réserver des plages horaires pour les devoirs.

– Revaloriser les filières professionnelles et techniques :

• Réintroduire des apprentissages, des travaux manuels et des matières plus pratiques dans les collèges.

• Mettre en place des dispositifs de type Maison familiale rurale

• Multiplier les passerelles entre filières générales et techniques pour permettre des ré orientations.

• Développer les forums, les journées des lycéens, les salons de la formation professionnelle… afin de faire connaître les filières et leurs débouchés.

• Élargir l’offre en matière de « DP6 » (six heures hebdomadaires de découverte professionnelle) en classe de 3ème.

– Rééquilibrer les sections et les filières :

La section S est toujours privilégiée par les lycéens, alors que la section ES est celle qui serait la plus complète et permettrait les choix les larges dans l'enseignement supérieur,

• Redonner toute sa place à la section ES et de doter la section L d'un programme de mathématiques plus ambitieux afin de la rendre plus attractive.

• Le dispositif du Programme Régional de Développement des Formations (PRDF) mis en place en région Rhône-Alpes pourrait être généralisé compte tenu de son efficacité.

Faut-il d'obliger les élèves à choisir deux langues vivantes dont la plupart n'auront pas l'utilité.

– Moderniser et humaniser le fonctionnement des lycées :

• Il faut aménager les établissements afin de créer de véritables lieux de vie pour les lycéens, (salle de sport, salle de musique, cellule d’orientation, salle de repos) (proposition d’enseignants et de représentants des élèves)

• Doter le lycée d'un conseiller d'orientation dont la gestion administrative serait assurée par les conseils régionaux.

• Mettre en place un système d'aide aux élèves compris dans le temps scolaire.

Développer et institutionnaliser les activités périscolaires (théâtre, musique, arts plastiques...) qui ne relèvent actuellement que de la bonne volonté des enseignants.

• Associer étroitement les lycéens à l'élaboration des budgets, à la vie du lycée, afin qu'ils les respectent.

D'une façon générale, il ressort des débats une nécessité d'améliorer la communication entre les communautés éducatives, entre celle des lycées et celle des collèges notamment, pour partager les expériences, les constats et les propositions.

27.03.09

Développement durable

Historiens et géographes n° 405 janvier-février 2009

Les grands enjeux du développement durable pour les géographes

Par Sylvie Brunel

Professeur à l’Université de Paris IV-Sorbonne, agrégée de géographie, docteur en économie.

Note de lecture 

1) Premier slogan du développement durable : « il n’existe pas de planète de rechange ».

Problématique du rapport croissance démographique/caractère limité des ressources naturelles.

Faux problème.

Le taux de natalité et le taux de fécondité baissent partout, même en Afrique noire et dans les pays musulmans. Nous plafonnerons à neuf (peut-être dix) milliards d’habitants en 2050 et ce niveau ne sera plus jamais dépassé. Il n’y aura plus jamais de doublement de la population mondiale. Il s’agit d’une rupture fondamentale avec la situation démographique des XIXe et XXe siècles. Le problème sera désormais celui du vieillissement.

De plus il existe des réserves de ressources naturelles. Les réserves de charbon sont considérables ; dans plusieurs pays cette forme d’énergie n’est plus exploitée pour des raisons de coût financier et de pollution de l’air mais ce n’est pas du tout un problème d’épuisement des gisements.

Dans beaucoup de domaines le progrès technique peut bouleverser la donne.

2) Deuxième slogan : « imaginez si chaque Chinois possédait une voiture ».

Ce slogan a des connotations colonialistes et sous-entend qu’un niveau de vie élevé doit être réservé aux pays occidentaux.

Il a aussi le défaut de sous-estimer le développement rapide de la science. Celle-ci a déjà considérablement modifié et amélioré notre existence et cela continuera. Les véhicules du XXIe s. seront bien plus économes que ceux du XXe s et utiliseront de nouvelles formes d’énergie. Par exemple, la voiture électrique n’est pas encore parfaitement au point mais cela viendra un jour. Il en sera de même pour le chauffage et l’isolation des bâtiments et bien des objets de la vie quotidienne.

La grande vertu des forces écologistes consiste justement à servir d’aiguillon pour encourager les industriels et les chercheurs à faire de nouveaux progrès. Comme le mouvement syndical, les écologistes sont un groupe de pression indispensable ; s’ils n’existaient pas il faudrait les inventer. Ce qui ne veut pas dire que les écologistes sont parfaits et infaillibles.

La protection de l’environnement ne doit pas devenir un argument hypocrite servant à établir de nouvelles barrières douanières qui renforceraient le protectionnisme. Le protectionnisme même au chômage, à la dictature, à l’intolérance et à la guerre.

Notre devoir et notre intérêt bien compris consistent au contraire à encourager les pays du Sud à pénétrer sur nos marchés afin de développer leur économie et leur niveau de vie. Si les pays du Sud s’enrichissent, ils deviendront des marchés pour nos entreprises. Leurs salaires s’élèveront ce qui rétablira une concurrence plus loyale entre eux et nous.

D’autre part, on ne le répétera jamais assez, les ressources naturelles ne sont pas finies une fois pour toutes.  Qui aurait prévoir vers 1810 que le pétrole, le gaz naturel, l’uranium et l’aluminium seraient si abondamment utilisées au siècle suivant ? Il y a sur notre planète des ressources encore insoupçonnées ou trop peu dèveloppées  : L’hydrogène ? L’énergie éolienne ? La force des marées ? Le soleil ? Les capacités d’invention et de rebondissement de l’être humain sont immenses.

On prévoyait en 1970 l’extension des famines dans le Tiers Monde et cela ne s’est pas produit. Le nombre de personnes sous-alimentées est resté stable.

Troisième slogan : l’homme est en train de détruire la planète, nous allons laisser à nos enfants une planète saccagée où la biodiversité aura baissé.

C’est faux. De nombreuses espèces animales et végétales disparaissent, certes, mais beaucoup d’autres aussi ont été sauvées de l’anéantissement. Grace aux écologistes, justement. La biodiversité reste immense. Les chiffes utilisées par les protecteurs des animaux annonçant une catastrophe reposent souvent sur des indicateurs mal calculés et fortement discutables.

D’autre part, il n’existe aucun milieu totalement « naturel » sur la planète. Nos forêts européennes sont des constructions humaines, et l’une des plus grandes forêts d’Europe occidentale, la forêt landaise, avait une étendue beaucoup plus réduite au Moyen Age. Les savanes africaines aussi ont été construites par l’homme : ce sont des savanes arborées, en réalité, et beaucoup d’espèces d’arbres y furent plantées par les humains. Les grands parcs « naturels » d’Amérique du Nord sont une construction du XIXe s. L’homme est donc capable de renforcer la biodiversité s’il en décide ainsi.

Ne soyons pas catastrophistes et pessimistes. Aucun espace dit « naturel » ne reste figé pour toujours. La transformation est permanente. On ne peut pas décider qu’un paysage doit absolument resté figé dans l’état qu’il avait vers 1900. Il y aura toujours transformation.

Ne sacralisons pas la nature.

Lectures conseillées

Sylvie Brunel, Le développement durable, collection Que sais-je ?, éditions PUF.

Sylvie Brunel, A qui profite le développement durable ?, collection HISTOIRE, éditions Larousse.

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