28.01.12
Financement des collectivités locales
Conséquence de la crise financière : il manquera 10 milliards d'euros aux collectivités locales en 2012
Le financement des collectivités locales s'annonce incertain en 2012. Les financements bancaires manquent. Sur 16 à 18 milliards d'euros en besoins d'emprunt, il en manquera près de 10. Les banques qui financent encore le secteur public local - Caisse d'Epargne et Crédit Agricole - ne prêteront qu'environ 8 milliards d'euros. La banque préférée des collectivités locales, Dexia, ne fait plus de prêts.
Or les effectifs des fonctionnaires territoriaux ont augmenté de 40 % ces dix dernières années. Et les collectivités ont (avec raison) développé les services sociaux. Il faudra donc reporter ou abandonner plusieurs chantiers (ronds-points, nouvelles mairies, centres culturels, agrandissement des écoles, nouveaux collèges, réfection de trottoirs…).
Certes, le développement de l’intercommunalité (loi Chevènement de 1999) permettra peu à peu de limiter les dépenses. Pour l’instant de nombreuses communes comme Chambéry sont étranglées par les dettes.
26.01.12
Le Pays de Gex et la vallée de la Valserine, livre
« Le Pays de Gex et la vallée de la Valserine à la Belle Epoque".
Un recueil de cartes postales anciennes sur vallée de la Valserine
Edité par l’Association des collectionneurs gessiens
Des centaines de cartes postales en noir et blanc sur le Pays de Gex et la vallée de la Valserine autrefois. Un livre sur une petite vallée étroite, la Valserine très enclavée dans les plis du Jura. De l’autre côté de la crête de la montagne, le Pays de Gex, une plaine collée au territoire genevois-suisse. L’adaptation des habitants au monde moderne : techniques modernes, exode rural, déclin agricole, tourisme. Le Pays de Gex et la Vallée de la Valserine à la Belle Epoque (tome II) ne se présente ni tout à fait comme un recueil de cartes postales anciennes, ni comme un ouvrage d'histoire locale.
Le Pays de Gex et la vallée de la Valserine à la belle époque, 45 euros.
En vente auprès des membres de l'association
Le soir après 19 h par tél. au : 04 50 41 96 66 ou au : 04 50 42 10 37.
D’après La Tribune Républicaine http://www.latribunerepublicaine.fr/Actualite/Sortir/article_1506412.shtml
25.01.12
LA VILLE FRONTIÈRE
Vendredi 27 janvier 2012 : 20 h 30
SOIREE SPECIALE
LA VILLE FRONTIÈRE
Documentaire de Philippe Souaille (51mn)
Genève, et son agglomération transfrontalière de près de 900 000 habitants, ville trop riche et trop dynamique ? Sa banlieue est à l’étranger, sa campagne au centre ville, son « périph » et son RER dans les cartons... On y gère les affaires du monde, mais la ville sait-elle encore se gérer elle-même ?
Ven 27/01/2012 : 20 h 30 + débat en présence du réalisateur Philippe Souaille
le Préfet de l'Isère est bien au chaud
Thèmes :
- hébergement d'urgence hivernal
- Centres d'Accueil des Demandeurs d'Asile (CADA)
- expulsions de logement en hiver
Point de vue publié par Rue 89
http://www.rue89.com/2012/01/19/monsieur-le-prefet-de-lisere-est-bien-au-chaud-228530
et transmis par le Blog de l'asile en Savoie
http://rekoss.over-blog.com/article-monsieur-le-prefet-de-l-isere-est-bien-au-chaud-97580034.html
24.01.12
L’Ain en Mai 68
Belin Sylvain
Diplôme IEP 4e année Séminaire Histoire Politique XIXe-XXe siècle
L’Ain en Mai 68 « Petite révolution silencieuse ? »
Sous la direction de Gilles Vergnon Université Lyon II, Institut d’Etudes Politiques de Lyon
Année universitaire 2007-2008
TABLE DES MATIERES
Avant-propos
Introduction
Chapitre 1 : Portrait de l'Ain dans les années 60
I) Une société en mutation
A) Un ordre démographique bouleversé
B) Une nouvelle répartition de la population caractérisée par l'exode rural
C) Une nouvelle structure géo-économique
II) Bourg en Bresse, la transition vers la modernité
A) Un plan d'urbanisme ambitieux
B) Le défi de l'enseignement
C) Une vaste politique d'infrastructures
III) La situation politique
Chapitre 2 : Un département au fil de Mai
I) Du 2 au 13 mai, l'agitation par procuration
A) Le compte rendu médiatique de la situation parisienne
B) La perception de la population
II) Du 13 au 26 mai : L'Ain entre en grève
A) Le 13 mai, déclencheur du mouvement bressan
B) le déclenchement du mouvement de grève
C) Le département paralysé
III) Du 27 mai au 20 juin, vers le déclin et la chute
A) La dernière semaine de grève générale
B) La reprise s’amorce
C) Les derniers balbutiements du mouvement
Chapitre 3 : Les acteurs du Mai bressan
I) Le mouvement ouvrier
A) L’éveil de la classe ouvrière
B) Les usines occupées, l’exemple de Berliet
C) Les revendications
II) Les échos de la révolte étudiante
A) Les enseignants
B) Les lycéens
III) Les oubliés de Mai 68
A) Les agriculteurs
B) Les artisans et commerçants
Chapitre 4 : Portée et mémoire d’une crise .
I) Les élections législatives des 23 et 30 juin 68 .
A) Les candidats .
B) Le résultat .
II) L'immédiat après mai 68 .
A) La rentrée scolaire de septembre 68
B) Vers un renouveau syndical ?
III) La mémoire du Mai 68 bressan
Conclusion
Annexes .
Annexe 1 : la démocratisation du psychédélisme
Annexe 2 : Le défi urbaniste
Annexe 3 : De nouvelles structures éducatives . .
Annexe 4 : Le traitement médiatique des évènements parisiens .
Annexe 5 : Chronologie récapitulative
Annexe 6 : appel à la grève
21.01.12
Conférences d’histoire Annecy
Conférences d’histoire à Annecy, premier semestre 2012
http://www.amisduvieilannecy.fr/wp-content/uploads/triptyque-2012-1er-sem3.pdf
20.01.12
mon avis sur Daniel Sarrabat
Daniel Sarrabat (1666-1748) peintre
Exposition à Brou (Ain)
Une cinquantaine d'oeuvres de Daniel Sarrabat (1666-1748) sont exposées jusqu'au 29 janvier 2012 au monastère royal de Brou, à Bourg-en-Bresse.
Daniel Sarrabat appartient à une famille d’horlogers protestants originaires de Tours. Ses parents eurent sept enfants dont notre peintre, un comédien, la femme d’un joaillier, un graveur, l’épouse d’un horloger etc. Son oncle était le graveur Abraham Brosse.

Il apprend son métier auprès du peintre Bon Boullogne. En 1688 il reçoit le Grand Prix de l’Académie royale de peinture et sculpture pour un tableau nommé « Noé ».
Toute sa vie il restera fidèle au modèle de Nicolas Poussin (1594-1665), un peintre très classique encore à la mode et dont les tableaux rapportent de mieux en mieux. Poussin, favorisé par la monarchie absolue, aime les sujets historiques et mythologiques qui flattent et rassurent le Pouvoir.
En récompense de son prix, il est admis à Rome où il s’installe en 1691.
Là, il copie les grands maîtres du passé comme Raphaël et suscite l’admiration. Mais il entend profiter de sa jeunesse. Le directeur de l’Académie de France écrit à Paris qu’il « aimait son plaisir et craignait le travail un peu plus qu’un autre ». Comme ses tableaux ne conviennent pas du tout à Colbert de Villarey et Pierre Mignard, Sarrabat est chassé de Rome et revient en France. Pour survivre il devra faire carrière loin de Paris et de ses coteries sectaires.
En 1694 il s’installe à Lyon.
Il a eu de la chance. Plusieurs grands maîtres régionaux viennent de mourir ou sont partis s’installer ailleurs. Il y a un créneau à saisir, une place vide, une opportunité économique. Pour se lancer dans la vie il se convertit au catholicisme et épouse la fille d’un peintre.
Il fait le décor de la demeure du banquier Melchior Philibert. Il adopte un style un peu personnel. Son Moïse sauvé des eaux qui se trouvait à l’Hôtel de Ville de Saint Symphorien d’Ozon est simple, clair, avec à l’arrière plan des montagnes blanchies. Dans Diane et ses nymphes, les corps ont du relief.

Le Sacrifice de Polyxène montre une scène tragique, un homme lève son poignard sur une jeune fille. Mais une robe orange apporte une touche de vie. Sur les bateaux, les voiles claquent.
A partir de 1706 il se tourne vers des sujets religieux.
Il peint un cycle de Marie Madeleine pour l’église de Thoissey. La sainte représentée comme blonde se trouve au centre d’un repas, le décor comprend des tentures, coupes et amphores.
Il s’attache à régler avec harmonie le rapport entre les personnages et le paysage. Son territoire s’étend car il travaille un tableau pour le retable du maître autel de Salins les Bains. Il s’inspire de la Bible, de la mythologie grecque, des œuvres d’Ovide, de Plutarque.
A partir de 1716 il réalise de grands décors monumentaux.
François Olivier de Sénozan, un riche négociant lyonnais commande vers 1720 à Sarrabat le décor de sa résidence, actuellement place Bellecour (devenue l’Hôtel de l’Europe). Il y peint des sujets montrant Hercule allaité par Junon, Hercule et Omphale, l’Enlèvement de Déjanire etc. Ces tableaux sont marqués par le soin apporté au décor et la position bien mesurée des personnages.
En 1731 l’Hôtel Dieu lui passe un marché pour sept tableaux à caractère religieux et charitable : Venez à moi je vous soulagerai, le Samaritain etc. Ceux-ci ne sont pas entièrement dépourvus de mérite, il faut le reconnaître. Son Samaritain montre une opposition spectaculaire entre l’homme qui secourt le blessé allongé et les deux voyageurs qui s’en détournent avec mépris ou cynisme pour contempler le paysage.
Il maintient son style clair et simple alors que le monde l’art commence à changer. François Boucher (1703-1770) fait déjà du style rocaille.
En 1720 F Boucher vient de peindre Le jugement de Suzanne plein de fureur, de désespoir et de vie où les sentiments s’expriment avec force. Sarrabat, lui, reste figé dans le passé, irrémédiablement fidèle à son père artistique Nicolas Poussin. Il s’accroche à des principes logiques et rationnels un peu froids qui bannissent le mouvement de la vie et les expressions naturelles. Il se laisse étouffer par des références bibliques et antiques. Il surestime l'Histoire.
Cette exposition ne s’imposait pas.
Le désir de mettre en valeur un peintre régional ne constitue pas un argument suffisant. On dira qu’il fallait sortir Daniel Sarrabat de l’oubli complet où il restait plongé depuis fort longtemps. La préparation de cette exposition a permis de faire le point sur plusieurs tableaux dont l’attribution restait inconnue et qui finalement sont de lui. On a placé le projecteur sur un artiste qui ne méritait pas tant d’honneur et qui restera un sous Nicolas Poussin décevant.

19.01.12
Statue gauloise, Genève
Statue gauloise (allobroge) du port de Genève
Vidéo
http://www.ville-geneve.ch/fileadmin/public/medias/videos/culture/cdo_20_Statue_du_Port.mp4
Conférences, expos, visites guidées
AGENDA HISTOIRE et art
musées, conférences, expositions, visites guidées...
entre Grenoble et Genève
1) Manifestations provisoires :
Exposition : L’Afrique de nos réserves, collections en Rhône-Alpes
Musée-château d’Annecy
Du 16 décembre 2011 au 26 mars 2012
Objets d’art africains
Vendredi 27 janvier 2012 : 20 h 30
Cinéma Rouge et Noir à Saint-Julien-en-Genevois (74)
« LA VILLE FRONTIÈRE », documentaire de Philippe Souaille (51mn)
Genève, et son agglomération transfrontalière de près de 900 000 habitants, ville trop riche et trop dynamique ? Sa banlieue est à l’étranger, sa campagne au centre ville, son « périph » et son RER dans les cartons... On y gère les affaires du monde, mais la ville sait-elle encore se gérer elle-même ?
Vendredi 27/01/2012 : 20 h 30 + débat en présence du réalisateur Philippe Souaille
Le Festival International du Film des Droits de l’Homme en Haute-Savoie
4ème édition
Du 22 Janvier au 06 Février 2012
3 Cinémas : Auditorium de Seynod, MJC de Novel, la Turbine à Cran-Gevrier
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=festival%20film%20droits%20de%20l'homme%20novel&source=web&cd=5&sqi=2&ved=0CDoQFjAE&url=http%3A%2F%2Fhautesavoie.secours-catholique.org%2FFestival-international-du-film-des%2C3289&ei=dMQVT_b6EIGm8gPsu7zTAw&usg=AFQjCNGGPUD_jxv9JPGB2hamziX77DFkYg
Conférence - débat : Le monde bouge, les glaciers aussi
Animée par Luc Moreau, glaciologue, docteur en géographie alpine
Le 25/01/2012 à 20 h.
Salle des mariages au Clos BABUTY (Rue Jean Jaurès) à Ambilly
Tel : 09 67 01 91 45
Tel : 04 50 38 44 37
http://www.moreauluc.com/accueil_010.htm
http://www.lemessager.fr/Dossiers/interview/article_1495106.shtml
Vendredi 3 février 2012 : à 20 h 30.
Conférence "Au Moyen Age en Val de Thônes et en Savoie" Richard de Confignon (1320 - 1391), chevalier de coeur et d'épée"
par Henri Alfray.
Causerie des Amis du Val de Thônes, Thônes
Salle des Fêtes, Rue du Pré de Foire, Thônes
Tél. : 04 50 63 11 83
Ferdinand Hodler, oeuvres sur papier
Cabinet d'arts graphiques, Genève
Du 10.11.2011 au 19.02.2012
Ferdinand Hodler est l'auteur d'une production dessinée d’une richesse considérable. Cette exposition révèle cet aspect et fait un lien entre ces dessins, carnets, lithographies, affiches et certaines peintures
exposition de photos jusqu'au 26 février 2012
Roches de mémoire, 5000 ans d’art rupestre dans les Alpes
Musée de l’Ancien Évêché, 2 rue Très-Cloîtres, Grenoble
En février 2012 ?
conférence sur les dinosaures, qui ont laissé leur pas dans le sol à Plagne
Université pour Tous du Pays de Gex
http://www.universitepourtous.net/
La gabelle du sel de 1561 - Au cœur du XVIe siècle en Savoie
Conférence par Bruno Gachet,
11 février 2012, à 14 h 30
Salle polyvalente de la commune d’Andilly (à Saint-Symphorien)
En 1561, le duc Emmanuel-Philibert donne l’ordre de dénombrer les familles pour l’impôt sur le sel. Sont recensés les parents, les enfants avec leur âge, les domestiques, les personnes absentes du village, mais aussi le bétail. A travers ces recensements, Bruno Gachet vous invite à découvrir la vie quotidienne : nombre d’habitants, taille des familles, conditions sociales...
En 1559 le duc vient de récupérer son duché confisqué par la France. Il met en œuvre une politique moderne : fiscalité, abandon du latin dans les documents officiels, liberté pour la religion des Vaudois, protection des humanistes et des protestants, soutien aux artistes etc.
L’exemple de la gabelle d’Andilly sera mis en avant.
lundi 20 février 2012 à 17 h 30
Conférence de Jean Viallet
sur le roi Charles-Félix, roi de Piémont-Sardaigne de 1821 à 1831
maison du diocèse de la Puya, 4 av de la Visitation, Annecy
mercredi 7 mars 2012 à 17 h
Lettres de François Buloz, homme de lettres du XIXe s, fondateur de la Revue des Deux Mondes, originaire de Vulbens, et de sa famille
conférence par Andrée Mansau
salle des Clarisses, quai des Clarisses à Annecy
lundi 12 Mars 2012 à 17 h 30
conférence de Claude Barbier sur le maquis des Glières (1944)
L'auteur vient de soutenir une thèse sur ce sujet fin 2011
maison du diocèse de la Puya, 4 av de la Visitation, Annecy
2 avril 2012 à 17 h 30
Fénélon à Cambrai 1695-1715
par Gilles Derégnaucourt
maison du diocèse de la Puya, 4 av de la Visitation, Annecy
mercredi 4 avril 2012 à 17 h
Le fantastique dans la littérature orale alpine
conférence de Stéphane Henriquet
salle des Clarisses, quai des Clarisses à Annecy
Samedi 28 avril 2012 à 10 h 30
Visite du hameau et de l'église de Presinge
par Hansjörg Roth, historien
2 mai 2012
l'influence japonaise sur les porcelaines européennes
conférence par Annie Shibata
salle des Clarisses, quai des Clarisses à Annecy
Conférence le 9 juin 2012
à Paris
Les Savoyards et les Communes de Lyon et Paris (1870-1871)
par Didier Dutailly
lundi 11 juin 2012 à 17 h 30
migrations marchandes savoyardes vers les villes de l'arc alpin aux XVIIe-XVIIIe s
conférence de Gilbert Maistre
maison du diocèse de la Puya, 4 av de la Visitation, Annecy
Conférence
"Histoire de l'orthographe" par Daniel BERLION
lundi 19 octobre 2012 au Pays de Gex à ?
http://www.universitepourtous.net/
2) A voir douze mois sur douze :
Expo : "chimie... même pas peur !" à Cran-Gevrier
du 11 octobre 2011 au 1er juillet 2012
du mardi au dimanche de 14 h à 18 h
Le savoir-faire des industriels de Rhône-Alpes, histoire de la chimie
CCSTI La Turbine, place Chorus,Cran-Gevrier
www.laturbine.fr
Exposition permanente sur la batellerie du Haut Rhône
Seyssel-Savoie
Maison du Haut Rhône, port Gallatin.
Chaumont, panorama et ruines du château.
cf Office de Tourisme de Frangy 04.50.32.26.40 ou 04.50.44.71.18
Visite toute l'année sur rendez-vous.
Voir aussi la maquette du château conservée à la mairie
Musée de la Préhistoire de Sciez-sur-Léman (74)
ouvert jusqu'au 15 septembre du mardi au dimanche 12 h -18 h
Octobre-novembre-décembre : réservation
http://www.museeguidou.com/index.html
16.01.12
Chemin de Fer Lyon-Genève
L'Histoire du Chemin de Fer Lyon-Genève : vidéo
Télécharger ou voir le film L'Histoire du Chemin de Fer Lyon-Genève en streaming.
Documentaire réalisé par Mythraz en 1994 .
15.01.12
Daniel Sarrabat, l’éclat retrouvé
Daniel Sarrabat (1666-1748) peintre
Exposition à Brou (Ain)
Une cinquantaine d'oeuvres de Daniel Sarrabat (1666-1748) au monastère royal de Brou, à Bourg-en-Bresse, jusqu'au 29 janvier 2012.
Une exposition sur un des grands peintres d'histoire de Lyon et la région pendant la première moitié du XVIIIeme siècle. L'exposition restitue sa carrière depuis son apprentissage à Paris jusqu'au séjour romain (1666-1694), son implantation à Lyon et l'affirmation d'un style (1695-1705), puis sa notoriété à partir de 1706.
Exposition jusqu'au 29 janvier 2012,
Tous les jours de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h.
Tarifs : 7,5 euros.
Visites commentées sur réservation.
Renseignements au 04 74 22 83 83 ou par mail : musee.de.brou@bourgenbresse.fr
Pour se documenter
• Ce peintre est dans la lignée de Nicolas Poussin : http://www.narthex.fr/actualites/daniel-sarrabat-1666-1748-premiere-retrospective-au-monastere-royal-de-brou-bourg-en-bresse
• Emission de radio : http://www.rcf.fr/radio/rcf01/emission/120699/253387
• Ses tableaux embellirent les demeures des marchands lyonnais mais également les églises de Lyon, de Dombes et de Franche-Comté. http://www.lyon-saveurs.fr/?p=19074
• http://expo-musee.sorties.francetv.fr/peinture/daniel-sarrabat-1666-1748-l-eclat-retrouve-exposition-monastere-royal-de-brou-bourg-en-bresse-ide-755fcb188
• Une notice complète : http://www.culture.gouv.fr/rhone-alpes/lettre-ra/spip.php?article193
• Journal La Tribune Républicaine http://www.latribunerepublicaine.fr/Actualite/Sortir/article_1507014.shtml

14.01.12
Daniel Sarrabat peintre
Daniel Sarrabat (1666-1748) peintre
Exposition à Brou (Ain)
Une cinquantaine d'oeuvres de Daniel Sarrabat (1666-1748) au monastère royal de Brou, à Bourg-en-Bresse, jusqu'au 29 janvier 2012.
Une exposition sur un grand peintre à Lyon et dans la région pendant la première moitié du XVIIIeme siècle.
L'exposition restitue la carrière du peintre depuis son apprentissage à Paris jusqu'au séjour romain (1666-1694), son implantation à Lyon et l'affirmation de son style (1695-1705), puis sa notoriété à partir de 1706.
Ses réalisations sont présentées aux côtés d'œuvres de collections privées, avec des tableaux du patrimoine religieux régional.
Exposition jusqu'au 29 janvier 2012,
Tous les jours de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h, sauf les 25 décembre et 1er janvier.
Tarif : 7,5 E à partir du 1er janvier 2012).
Visites commentées sur réservation. Renseignements au 04 74 22 83 83 ou par mail : musee.de.brou@bourgenbresse.fr
Pour se documenter
- Ce peintre est dans la lignée de Nicolas Poussin : http://www.narthex.fr/actualites/daniel-sarrabat-1666-1748-premiere-retrospective-au-monastere-royal-de-brou-bourg-en-bresse
- Emission de radio : http://www.rcf.fr/radio/rcf01/emission/120699/253387
- Ses tableaux embellirent les demeures des marchands lyonnais mais également les églises de Lyon, de Dombes et de Franche-Comté. http://www.lyon-saveurs.fr/?p=19074
- http://expo-musee.sorties.francetv.fr/peinture/daniel-sarrabat-1666-1748-l-eclat-retrouve-exposition-monastere-royal-de-brou-bourg-en-bresse-ide-755fcb188
- Une notice complète : http://www.culture.gouv.fr/rhone-alpes/lettre-ra/spip.php?article193
- Journal La Tribune Républicaine : http://www.latribunerepublicaine.fr/Actualite/Sortir/article_1507014.shtml
Maison de Savoie et Ain, XI-XVIIe
La Maison de Savoie et les anciens Pays de l’Ain (XIe siècle-1601)
Conférence donnée par Cédric Mottier à Belley, à l'Université Inter Ages du Bugey (UIAB), le 05.01.2012.
Voir son site : http://www.nobilitas-quid-est.com/cfce_savoie_ain_plan.html

PLAN
- D'une commémoration à l'autre : 1860-2010 …, 1601-2001 !
- Comment s’est construit le département de l’Ain, dans lequel nous vivons ?
- Quel rôle joua la Maison de Savoie dans le rassemblement et l'organisation des principaux territoires qui le constituent ?
- Quelles furent ses attaches avec ces territoires ?
- Comment s'opéra son retrait au profit du roi de France ?
13.01.12
Le curé de Cercier, 1944
Le curé de Cercier (Haute-Savoie) en 1944
Laurent Neury, Entre les mailles du filet ? Vivre et survivre sur le versant français de la frontière franco-genevoise de 1933 à 1947, thèse, Université de Genève, 2008.
PAGE 705
Le meurtre du curé de Cercier frappa, quant à lui, les esprits par sa violence, le prêtre desservant cette paroisse depuis 1931. Âgé de 68 ans, l'abbé Jean Dermineur fut kidnappé, à son presbytère, le 4 décembre 1944, à 20 heures 30, par une demi-douzaine d'individus vêtus de tenues militaires et circulant en automobile.3849 Trois jours plus tard, soit le 7 décembre 1944, il fut retrouvé noyé dans la rivière des Husses, au lieu-dit «Les Goths», une balle dans la tête et une jambe fracturée: «ce corps était presque nu et sans chaussures, sa soutane déchiquetée recouvrait son visage» 3850 Selon le rapport du préfet, «ce prêtre affichait des sentiments collaborationnistes très poussés et avait des rapports très suivis avec la Milice»3851 D'après l'enquête de police, il avait, déjà, entretenu des liens avec les Cagoulards et s'était livré au trafic d'armes, avant la guerre3852. Comme son homologue de Fessy, il fit l'apologie de sept jeunes gens de la jeunesse catholique, tous miliciens, qui furent assassinés à la Libération.
NOTES
3849 ADHS, Annecy, 15W26, rapport du lieutenant Jacquier, commandant la section de gendarmerie de Saint-Julien-en-Genevois, sur l'enlèvement de M. Dermineur, curé de la paroisse de Cerner, par plusieurs individus armés, daté du 6 décembre 1944. ADHS, Annecy, 15W26, rapport de la gendarmerie nationale, date du 5 novembre 1944.
3850 ADHS, Annecy, 15W26, rapport de la gendarmerie nationale, daté du 7 décembre 1944. ADHS, Annecy, Le Cultivateur Savoyard. 14 décembre 1944.
3851 ADHS, Annecy, 15W26, lettre du préfet de la Haute-Savoie au ministre de l'Intérieur, datée du 17 janvier 1945.
3852 ADHS, 15W26, lettre du commissaire principal, chef de la 19e. Brigade régionale de police, au préfet de la Haute-Savoie, datée du 30 décembre 1944
NOTES DU BLOG
- Cercier : commune de Haute-Savoie entre Frangy et Cruseilles.
- Usses (et non Husses) : rivière qui traverse le Genevois savoyard pour se jeter dans le Rhône en aval de Seyssel.
- Milice : organisation politique et paramilitaire créée en 1943 par le gouvernement de Vichy.
- Cagoulards : groupe d'extrême droite fondé en 1935. Son principal dirigeant fut Eugène Deloncle. Pendant la guerre plusieurs de ses membres soutinrent le régime de Vichy et la Collaboration.
Contexte
De l’été 1944 à l’hiver 1944-1945 de nombreuses violences eurent lieu en Haute-Savoie. Selon Paul Abrahams il y eut en Haute-Savoie 37 personnes assassinées par la Résistance en Haute-Savoie. Les auteurs étaient souvent des résistants FTP mais parfois aussi ceux de l’AS participèrent à ces meurtres. Généralement ils étaient étrangers au département. (Paul Abrahams, La Haute-Savoie contre elle-même : 1949-1945, La Salévienne 2006, p. 291 et suivantes.)
Les motivations politiques et personnelles ne sont pas toujours faciles à distinguer. De nombreux Italiens furent inquiétés car accusés d’avoir collaboré avec les occupants italiens.
Un curé fut tué à Cercier. Un autre curé fut exécuté à Fessy. Des curés furent inquiétés à Brenthonne, Veigy-Foncenex et Massongy. Pendant la guerre le clergé avait très rarement collaboré avec l’occupant. Par contre il n’avait pas ménagé son soutien au régime de Pétain. Pour L. Neury « ces gestes peuvent s’expliquer par la brutalité des méthodes utilisées par les miliciens, dans la zone-frontière » (p. 706).
11.01.12
Diaporama Bellegarde, Ain
Promenades à Bellegarde (Ain)
Janvier 2012
La rue de la République, les trois mairies successives (dont deux place Carnot qui sont devenues des établissements scolaires), la Poste de 1935, les friches industrielles des bords du Rhône (Darblay, Scapa, Candolfi) et de la Valserine (biscuiterie), le viaduc ferroviaire, le viaduc autoroutier de l'A 40, de vieilles maisons, Hôtel "Belle Epoque", la rivière de la Valserine, le Rhône, la nouvelle gare TGV...
Personnages célèbres : Louis Dumont, Joseph Marion, Marie-Auguste et Edmée Billiémaz.
Pour voir les photos seules en restant sur mon blog, cliquez sur le diaporama.
Pour voir les photos avec les légendes, aller sur le site spécialisé où je stocke mes diaporamas : http://www.comboost.com/photos/268882/edmond.aspx
Colloque sur la Résistance, nov 11
Les 24, 25 et 26 novembre 2011 à Annecy
s'est tenu le colloque "Résistance de l'esprit, esprit de résistance" sur la Résistance en Haute-Savoie et Rhône-Alpes, en lien avec Genève, la Suisse et l’Italie, de 1940 à 1945
Le colloque a montré les motivations humanistes qui animérent en Rhône-Alpes le combat contre les nazis, pour l’aide aux juifs et aux opposants politiques pourchassés. On étudia les filières et les convergences, les courants de pensée (catholiques, protestants, juifs, francs-maçons, communistes) et les journaux (Cahiers du Témoignage chrétien...), les parcours et les témoignages.
Voir l'article paru dans le "Courrier" de Genève
n°265
Jeudi 24 novembre 2011


http://www.lecourrier.ch/quand_l_esprit_entre_en_resistance

Débarquement en Provence, 1944
Le sud-est de la France en août 1944
Le débarquement en Provence et la Libération du grand Sud-Est, Savoie comprise
Pour éviter de faire des contresens sur la Libération de Haute-Savoie en août 1944, il faut situer les événements dans leur contexte historique. Comme l’écrivent les universitaires Serge Bernstein et Pierre Milza, grands spécialistes de l’histoire de France au XXe siècle, « dans le processus de libération, le rôle essentiel est évidemment tenu par les armées alliées, c’est-à-dire fondamentalement les Américains et les Britanniques » [1]. Si on quitte le cas français pour élargir à l’Europe, on dira que celle-ci été libérée grâce à une action en tenaille opérée par les Anglo-Américains (à l’ouest) et les Soviétiques (à l’est).
Sur le front de l’est
- Le premier échec militaire des nazis survient à la fin 1941 lorsque l’offensive contre l’URSS s’enlise. Au début 1942 ils repartent à l’assaut et durant l’été tentent de prendre Stalingrad. Ils ignorent qu’ils viennent de tomber dans un piège. Ils se retrouvent encerclés par l’Armée rouge et capitulent en février 1943. Près de quatre cent mille soldats allemands sont morts à Stalingrad et le mythe de leur supériorité militaire s’est effondré. Quelques mois plus tard ils subissent un nouveau revers à Koursk. A partir de la fin août 1943 l’Armée Rouge repousse les nazis vers l’ouest et le 30 avril 1945 elle entre dans Berlin.
On estime que la guerre sur le front de l’est tua trente millions de personnes. Pendant longtemps l’URSS fut amputée d’une partie importante de sa population masculine.
Sur le front de l’ouest
De leur côté les Américains mènent quatre débarquements :
- En novembre 1942, un débarquement en Afrique du nord dans les colonies tenues par la dictature de Pétain,
- A l’été 1943 en Sicile et en Italie du sud.
- Bien sûr, le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie, sous la direction du général Eisenhower. Jusqu’au 25 juillet les Allemands contiennent les Alliés dans une poche puis ceux-ci percent et déferlent vers la Seine et la Loire.
- Enfin, moins connu du grand public, le débarquement du 15 août 1944 en Provence.
Le débarquement en Provence [2]
Dès l‘automne 1943 l’opération est préparée en commun par les Américains et les autorités de la France libre. L’objectif consiste à remonter le plus vite possible en direction de Lyon et Vichy pour faire la jonction avec les troupes venant de Normandie et foncer vers le Rhin. La maîtrise du port de Marseille et de la vallée Rhône-Saône doivent permettre d’acheminer de grandes quantités d’armements vers le nord. Autrement, dit la libération de la Haute-Savoie et des cols alpins ne fait pas partie des plans. En observant une carte on le comprend : il s’agit d’un recoin du territoire national, une périphérie dénuée d’intérêt stratégique. L’avenir sort du continent se joue ailleurs, sur une ligne de Paris à Berlin
Parmi les forces débarquant en Provence les Français forment les deux tiers de l’effectif. Cela constitue la grande différence avec le débarquement de Normandie où les forces du général Leclerc jouent un rôle secondaire. Les Français du 15 août 1944 forment l’armée B, plus tard appelée 1re armée française. Les Marocains et Algériens y sont nombreux. Cependant la totalité du matériel est américaine et il en est de même pour les méthodes de combat.
Les Résistants du sud-est fournissent de précieux renseignements sur les défenses allemandes du littoral et des Alpes du sud. Ils harcèlent les voies de communication empruntées par les Allemands et plus tard placent des sentinelles autour des troupes alliées. Il s’agit là d’une aide précieuse.
Une fois débarqués, les Alliés trouvent face à eux des forces allemandes dégarnies, plusieurs divisions ayant été envoyées vers la Normandie. L’Allemagne qui somme toute reste un pays de taille moyenne n’a pas les moyens se battre sur tous les fronts à la fois. Les premiers succès alliés sont plus rapides que prévu. Les Allemands n’ont pas deviné les plans mis en œuvre. Le 17 août l’état-major de la Wehrmacht donne l’ordre aux troupes à l’ouest du Rhône de se replier sur la Bourgogne, celle situées à l’est devront tenter de garder le contrôle de Toulon et Marseille puis se replieront vers l’Italie. Il s’agit d’opérer un recul dans l’ordre, il ne s’agit pas d’une débandade. En réalité, sur le terrain beaucoup de soldats allemands ont perdu le moral. Aidés par les FFI, les soldats français libèrent Toulon le 27 août et Marseille le lendemain.
Le 22 août 1944 les Allemands évacuent Grenoble et les Américains pénètrent dans une ville que le général allemand Karl Pflaum à reçu l’ordre d’abandonner [3].
Les Alliés foncent ensuite vers Lyon qui tombe le 3 septembre 1944. Le même jour des combats se déroulent à Villefranche-sur-Saône et Bourg-en-Bresse. Le 4 septembre les éléments français de tête ont dépassé Mâcon tandis que les Américains sont à 40 km de Belfort. Le 12 septembre les soldats français rejoignent à Montbard (Bourgogne) des troupes venues de Normandie.
Finalement, la 1re armée arrive sur le Rhin en novembre 1944.
Que se passe-t-il en Haute-Savoie ?
- Les FFI, regroupement des résistants AS et FTP, ainsi que les Brigades Rouges, attaquent les garnisons allemandes qui se rendent rapidement. Parmi elles, beaucoup de soldats âgés ou blessés. Leur armement est insuffisant et il y a déjà des désertions.
- Les résistants attaquent également les divisions allemandes qui se replient vers l’Italie en passant par la Tarentaise et la Maurienne.
- Quant à la population, les rapports des Renseignements généraux la décrivent comme moralement épuisée. Beaucoup rejettent désormais Vichy tout en restant paradoxalement attachés à la personne de Philippe Pétain [4].
Comment évaluer l’efficacité de la Résistance ?
Le sujet est psychologiquement sensible car les Français souffrent à cause du double traumatisme de 1940 : l’écrasement militaire et l’installation par le Parlement d’une dictature qui collabore avec Hitler.
Selon le général Eisenhower, l’influence des Résistants équivalait à quinze divisions, mais c’est là une image, une façon de parler, et non une quantification scientifique.
Selon l’historien Eberhard Jäckel «nulle part ni la résistance ni les maquis n’ont eu d’action décisive sur l’issue de la guerre» ; pour son collègue Paul Abrahams « ils étaient en fait, rarement populaires, nombreux ou militairement efficaces. Là où les résistants étaient actifs, ils étaient généralement considérés comme une nuisance ou pire une menace potentiellement mortelle. En partie parce que leurs activités pouvaient déclencher une série de représailles terribles [5]. »
Selon Hans Humbreit au contraire «le principal problème posé aux Allemands, au cours du printemps 1944, fut le sabotage du trafic téléphonique et ferroviaire».
Pour le général Butler, commandant de la Task Force Butler qui combattit à Manosque, Forcalquier et Sisteron : « sans les Maquis, notre mission aurait été beaucoup plus difficile, sinon impossible» [6].
On le voit, les avis divergent.
Philippe Buton, professeur à l’université de Reims [7], dresse la typologie suivante :
- Sur 227 préfectures et sous-préfectures recensées, cinq villes (2 % des cas) furent libérées par d’importants combats menés par les résistants avec une « participation significative de la population » (Paris, l’agglomération lilloise, Marseille, Limoges et Thiers). On pourrait peut-être y ajouter Limoges.
- L’auteur distingue ensuite vingt-huit villes « d’insurrection limitée » (13 % des cas) parmi lesquelles Annecy, Evian, Saint-Julien-en-Genevois et Thonon-les-Bains. Dans ces localités les FFI jouent un rôle décisif alors que la population reste passive.
- 179 villes soit 84 % n’ont pas connu d’insurrection et se sont vu offrir leur libération par les armées alliées ou par le retrait des Allemands. « Cela ne signifie nullement que les habitants de toutes ces communes à libération exogène soient moins patriotes ou moins heureux que les autres ».
Résumons.
« La Résistance a d’abord eu pour but et a réussi à créer sur une très large partie du territoire français un climat permanent d’insécurité pour les troupes allemandes, un sentiment d’hostilité à l’égard de celles-ci. [...] Mais ce combat a eu un autre rôle non moins essentiel ; justement parce qu’elle n’a pas attendu la libération par les seuls Alliés la Résistance a permis à la France de participer à sa propre libération ; elle a été le garant de l’indépendance du pays une fois la paix retrouvée» (Yves Durand, professeur d’université) [8].
Autrement dit, l’apport de la Résistance est politique. Il évita au pays de connaître le sort du Japon qui demeura sous tutelle américaine jusqu’en 1951. Il permit à la France dont le prestige était amoindri (cf 1940) de retrouver quand même « son rang », de figurer parmi les Alliés et d’obtenir un siège de membre permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU.
[1] S. Bernstein et P. Milza, Histoire de la France au XXe siècle 1930-1945, éditions Complexe 1991, page 374.
[2] André Kaspi, La libération de la France juin 1944-janvier 1946, collection Tempus éditions Perrin 2004, pages 68 et suivantes.
Et aussi Arthur Layton Funk, Les Alliés et la Résistance. Un combat côte à côte pour libérer le sud-est de la France, traduit de l’américain par Christine Alicot, Edisud 2001, page 168 et suivantes.
[3] Philippe Barrière, Formes et usages du passé : Grenoble en ses après-guerres (1944-1964), thèse d’histoire sous la direction d’Yves Lequin, Lyon 2, 2000, page 72.
[4] Paul Abrahams, La Haute-Savoie contre elle-même : 1939-1945, Les Hauts-Savoyards vus par l’administration de Vichy, La Salévienne 2006, page 281 et suivantes.
[5] Paul Abrahams, in Financial Times 11-12 novembre 1995, cité par David Cesarani, Holocaust: Responses to the persecution and mass murder of the Jews, Routledge, 2004, page 67.
[6] Témoignage du général Butler cité par Arthur Layton Funk, op. cit., page 198.
[7] Philippe Buton, La joie douloureuse, la Libération de la France, Paris/Bruxelles, IHTP-CNRS/Complexe,
coll. « Histoire du temps présent », 2004, page 93 et suivantes.
Philippe Buton, Les lendemains qui déchantent, le Parti communiste français à la Libération, Les Presses de Sciences Po, 1993.
[8] Yves Durand, La France dans la Deuxième Guerre mondiale, collection Cursus, éditions A. Colin 2011.

10.01.12
Les usines de Bellegarde
Les usines de Bellegarde
Au XIXe siècle, grace à la Fée Electricité le petit village de Bellegarde-sur-Valserine (Ain) devint une petite ville industrielle. De ce passé glorieux il ne reste pas grand' chose. La commune comptait 600 habitants en 1860, et 12 000 actuellement. Depuis 1975 la population stagne.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bellegarde-sur-Valserine
A Bellegarde la mairie a décidé de garder et de rénover l’ancienne biscuiterie Marin. Quelle sera sa nouvelle fonction ? A quoi servira-t-elle ? http://www.bellegarde01.fr/bulletins-municipaux
La commune tente de se reconvertir dans le commerce, les distractions, la culture, le tourisme, les promenades pour piétons ? Des efforts à la fois sympathiques et déséspérés. Des travaux indispensables ont été avec raison décidés en matière de logement ; efforts indispensables car il y a beaucoup de ménages ouvriers parfois au chômage.
Ces dépenses seront-elles compensées par un nombre suffisant de créations d’emplois, le gros problème local (13% en 2006) ? Passer du secteur secondaire au secteur tertiaire n'est pas facile et nécessite des structures efficaces en matrière de formation professionnelle. Est-ce le cas ? Les recettes équilibreront-elles les dépenses ? Ne se fait-on pas des illusions sur les effets d'entrainement économiques créés par l'autoroute et la nouvelle gare TGV ? Ces travaux ne vont-ils pas augmenter l’endettement ? N’est-il pas temps de mieux surveiller les dépenses des collectivités locales soit par une tutelle plus étroite de l’autorité préfectorale, soit, après tout, en laissant augmenter les taux d’intérêts ?
Certes on parlera « patrimoine » et « développement durable »… La belle affaire ! N’est-ce-pas une façon élégante d’habiller l’inévitable déclin de Bellegarde ? Aujourd'hui l'avenir et le dynamisme se trouvent dans le Pays de Gex (cf Thoiry), non à Bellegarde.
http://infoscience.epfl.ch/record/128071?ln=fr&of=xd
http://www.leprogres.fr/ain/2012/01/05/la-biscuiterie-marin-dans-le-quartier-latin-restera-debout
http://www.mannecy.fr/25699-bellegarde-conserve-sa-biscuiterie.html
http://www.bellegarde01.fr/bulletins-municipaux
Visite de Bellegarde : http://www.virtuelaunaturel.eu/index.php?module=tourismeprincipal&action=getList&view=noted&pageNumber=5
cartes postales anciennes : http://www.genealogie.com/carte-postale/carte-postale-BELLEGARDE-SUR-VALSERINE-01200-ain-01-liste-74382-0.html
http://archives.tdg.ch/geneve/actu/employes-scapa-bellegarde-sequestrent-patrons-2009-04-08
http://foscapafrance.over-blog.com/
http://www.liberation.fr/economie/0101561108-a-scapa-la-sequestration-paie
http://cettesemaine.free.fr/spip/imprimersans.php3?id_article=2105
Le supplément du Dauphiné Libéré sur l'histoire des biscuiteries Marin : Bellegarde05_01_2012 (fichier pdf)
Statistiques sur l'Ain en 2006 : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=8&ref_id=14363






































