HistoireduVuache

Histoire de la montagne du Vuache en Haute-Savoie. Non loin de Genève et de l'Ain. Au bord du Rhône. Communes de : Eloise, Chene-en-Semine, Arcine, Clarafond, Chevrier, Vulbens, Valleiry, Dingy-en-Vuache, Savigny, Minzier, Jonzier, Vers, Chaumont


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16.11.09

La frontière Haute-Savoie Genève, 39-45

fronti_reHSGLa frontière entre la Haute-Savoie et Genève, 1939-1945
Résister face aux occupants et au régime de Vichy

PROGRAMME

9h00-12h00 Présentation générale. Laurent NEURY

▪ Genève et ses quatre frontières : Vichy, les deux occupations allemandes, l'occupation italienne, Ruth FIVAZ-SILBERMANN

▪ Une frontière fermée, mythe ou réalité, Pierre FLOCKIGER

▪ La Suisse comme outil du sauvetage : les Juifs à la frontière franco-genevoise. Ruth FIVAZ-SILBERMANN

▪ « Va-et-vient d'une fermeture éclair » : les passages à la frontière franco-genevoise sous la Troisième République et sous Vichy. Sociographie des passeurs de frontière(s) de 1939-1945, Laurent NEURY

14h00-17h00       

▪ Les pères passeurs du Juvénat pendant la Seconde Guerre mondiale, Guénaél MORIO

▪ Les justes dans le clergé haut-savoyard portrait de groupe, Corinne BONAFOUX

▪ Le rôle de la presse genevoise dans la création du maquis savoyard (mars 1943), Claude BARBIER

L'affaire Carme : un des multiples secrets d'une frontière, Robert AMOUDRUZ

▪ Genève, échappatoire pour « collabos » frontaliers aux abois ? Luc VAN DONGEN

▪ La frontière franco-genevoise : un lieu de mémoire ? Laurent NEURY

15.11.09

Chevrier, rencontre vergers 2009

vergersDimanche 15 novembre 2009 à Chevrier (74),

Journée autour des arbres fruitiers de variétés anciennes.

Pour le programme, cliquer ici :  progr

Forte affluence à Chevrier.

Depuis une trentaine d’années, la commune est couverte de vergers dont les fruits sont vendus dans les grandes surfaces. De loin, par jour ensoleillé, les bâches plastifiées brillent. Edmond Marmilloud, l’ancien maire, a beaucoup fait pour le développement agricole de sa minuscule commune.

Parmi les stands :

- Les Croqueurs de Pommes de Haute-Savoie (amateurs et connaisseurs des pommes et poires), leurs étalages de fruits étaient impressionnants,

- La Salévienne (histoire régionale),

- Un producteur de miel,

- Un producteur de fromages,

- Un vigneron de Chaumont,

- Apollo 74 (écologistes),

- la Ligue de Protection des Oiseaux,

- La Maison du Salève,

- Les Syndicats intercommunaux du Salève et du Vuache,

- Un stand de commerce équitable.

Les producteurs de Chevrier (Atout Pom’) vendaient leurs fruits et pressaient les pommes pour en faire du jus.

Nombreuses animations sur les vergers anciens, la plantation et la taille des arbres. Il y avait aussi une chorale.

Repas de midi confectionné par une association suisse d’handicapés : boudin aux pommes, polenta…

J’étais venu pour tenir le stand de la Salévienne. J’ai rencontré un habitant de la Semine, grand connaisseur du Vuache, que je n’avais pas vu depuis longtemps.

En discutant avec Les Croqueurs de Pommes, j’ai pu connaître le nom de mes vieux arbres fruitiers. J’étais persuadé qu’il s’agissait de pommes d’août. Point du tout. Ce serait des Court-Pendu. Cela me fait penser qu’il me faudra remplacer le pommier Pépine ; ses fruits ressemblaient à des reinettes.

Certains visiteurs se renseignaient sur la commémoration des cent cinquante ans du rattachement de la Savoie à la France. La Salévienne est-elle indépendantiste ? demandaient-ils. Réponse négative. Elle se voue à l’étude, point à la ligne.

D’autres voulaient en savoir davantage sur les horreurs de la dernière guerre. Pourquoi Chevrier a-t-il brûlé en 1944 ? Le sujet reste si sensible que certains habitants refusent d’en parler.

J’ai pris des notes sur un bouquin de Louis Binz consacré à la visite que l’évêque de Genève fit en 1411-1414 dans les paroisses de son diocèse.

Que d’anecdotes savoureuses. Dans les pages sur les paroisses du Vuache, il est question de curés concubinaires, ignorants, « mal tenus » ou alcooliques (pas tous), d’une sorcière de Vulbens nommée Mermette qui avait des talents de divinatrice… Dans le cimetière de Chaumont, les habitants entassaient tout un tas de bricoles et marchandises devant être vendus le jour de la foire ; devant tout ce fourbi, l’évêque devint furax.

Je suis revenu avec des rissoles, une tarte, une bouteille de roussette (vin blanc), des coings odorants et toute une série de prospectus.

Photo aérienne du Vuache

Photo aérienne du Vuache envoyée par un visiteur du blog

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12.11.09

Eglise de Desingy

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L’église de Desingy fut bâtie sur un temple antique. On a trouvé un fragment d’autel païen dans le soubassement de l’autel chrétien.

La paroisse est citée pour la première fois en 1168.

L’église actuelle est en grande partie de style roman. L’abside, le chœur, et la plus grande partie de la nef datent des XIe-XIIe siècle. Les croisées d’ogives sont du XIIIe s. La façade est plus récente : 1847.

Dans la chapelle nord il y a des chapiteaux avec des personnages formant console (cf photos en noir et blanc). Ils datent du XIIIe s.

Le clocher mérite une attention soutenue. Il comporte plusieurs baies géminées romanes avec des colonnettes dont le chapiteau a des décors de feuillages.

Source : Edmond Borcard, Savoie et Haute-Savoie romanes, L'Histoire en Savoie n°10 nouvelle série.

Je mettrai prochainement en ligne des photos de l’extérieur.

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11.11.09

Semaine solidarité internationale, droits de l'enfant

Semaine de la solidarité internationale.

Thème de cette année 2009 : les droits de l'enfant

Voici quelques manifestations relativement non éloignées du Vuache

cliquer ici : solidarit__interna

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08.11.09

L’herbier peint de Rosalie de Constant, expo

img059Rosalie de Constant (1758-1834), cousine du célèbre Benjamin, vécut à Genève puis à Lausanne et s’embêtait beaucoup.

Elle appartenait à une famille d’intellectuels. Elle eut la riche idée de meubler sa solitude en confectionnant un herbier. Elle fit cela sérieusement, lisant les grands auteurs, échangeant des idées avec ses amis cultivés (Mme de Staël etc.).

Au lieu de sécher les plantes, elle prit le parti de les peindre (aquarelle et gouache), art dans lequel elle excellait. J’ai apprécié le coquelicot, le rosier des collines, la jacinthe des prés (bleue) et les grappes rouges du sureau. « Essayons de les peindre, le souvenir en sera plus durable » (R de Constant).

Les notices qui accompagnent ses peintures ont parfois des phrases émouvantes et évocatrices.

« Un herbier devient un mémorial de toute une vie. Chaque plante porte avec elle le souvenir du lieu où on l’a cueillie ou de celui qui vous l’a donnée » (R de Constant).

« Celle que l’on voit ici [la centaurée scabieuse] a été cueillie dans un terrain sablonneux, au pied d’une colline escarpée, au dessus de Vinzel ».

img060« Dans un beau jour d’été, en suivant l’étroit sentier d’une vallée des Alpes, bordé de rochers qui envoient et augmentent la chaleur du soleil à midi, on désire trouver quelqu’ombrage. De grands sapins décorent les hauteurs ou bordent la rivière qui coule au-dessous du chemin. La fraîcheur du matin a disparu, mais encore quelques pas et l’on retrouve et la fraîcheur et l’ombre sous un vaste buisson en fleurs. C’est la rose des collines […] La nature semble avoir préparé une fête dans ce reposoir. ».

Bibliothèque de Genève, salle Ami Lullin, Promenade des bastions img061

L’Herbier peint de Rosalie de Constant

Jusqu’au 27 février 2010

Mardi-vendredi : de 14 h à 18 h

Samedi : 10 à 12 et 14 à 17 h

Fermé dimanche et lundi

Visites commentées : 10 décembre 2009, 22 janvier et 11 février 2010, à 12 h 15

Illustrations : Musée et jardins botaniques cantonaux, Lausanne.

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