HistoireduVuache

Histoire de la montagne du Vuache en Haute-Savoie. Non loin de Genève et de l'Ain. Au bord du Rhône. Communes de : Eloise, Chene-en-Semine, Arcine, Clarafond, Chevrier, Vulbens, Valleiry, Dingy-en-Vuache, Savigny, Minzier, Jonzier, Vers, Chaumont

Suisse - HistoireduVuache

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29.11.09

Déclaration des évêques suisses

Interpellés par le oui à l’initiative

sbk_logo

http://www.kath.ch/sbk-ces-cvs/text_detail.php?nemeid=118906&sprache=f

Votation populaire pour l’interdiction de la construction de minarets

Le peuple suisse a accepté aujourd’hui l’initiative populaire pour l’interdiction de la construction de minarets. Les évêques ont pris connaissance avec une grande attention de ce résultat.

Pour les évêques, la décision du peuple représente un obstacle et un grand défi sur le chemin de l’intégration dans le dialogue et le respect mutuel. On n’est manifestement pas parvenu à montrer au peuple que l’interdiction de la construction de minarets ne contribue pas à une saine cohabitation des religions et des cultures, mais au contraire la détériore. La campagne, avec ses exagérations et ses caricatures, a montré que la paix religieuse ne va pas de soi et qu’elle doit toujours être défendue.

Le oui à l’initiative augmente les problèmes de la cohabitation entre les religions et les cultures. Le défi premier constitue à redonner à la population la confiance nécessaire en notre ordre juridique et l’attention appropriée aux intérêts de tous. Cela exige la collaboration de tous en Suisse, et spécialement les responsables de l’Etat et de l´Eglise.

Les difficultés de coexistence entre les religions et les cultures ne se limitent pas à la Suisse. Les pasteurs de l’Eglise catholique ont rappelé avant le vote que l’interdiction de la construction de minarets ne servira pas les chrétiens opprimés et persécutés dans des pays islamiques mais qu’elle détériore la crédibilité de leur engagement dans ces pays. Les évêques suisses encouragent toutes les personnes de bonne volonté à s’engager encore plus aujourd’hui pour ces chrétiens et à se tenir à leur côté.

Fribourg, le 29 novembre 2009

Walter Müller
Chargé d’information de la CES

Un vote qui affaiblit la Suisse

L’initiative contre la construction des minarets est acceptée à une large majorité, avec 57,5 % des voix (résultats officiels).

La majorité des cantons est acquise. Dix-neuf et demi d’entre eux sont en faveur de l’initiative, la palme revenant à Appenzell Rhodes-Extérieures (71,5 %) et Glaris (68,8 %).

Seules exceptions, à Genève (59,7 %), Bâle-Ville (51,6 %), Vaud (53 %) et Neuchâtel, le Non l’emporte.

La peur et l’ignorance

Par François Modoux

http://www.letemps.ch/ LT

L’acceptation de l’initiative anti-minarets surprend par sa netteté. […]

L’image maudite qui colle à l’islam depuis de nombreuses années – un intégrisme religieux qui se décline dans des formes aussi choquantes que le terrorisme, la charia, la burka, la lapidation des femmes infidèles, etc. - est certes en total décalage avec la réalité de l’islam vécu par la très grande majorité des musulmans en Suisse. […]

Plutôt que de pousser les musulmans à s’assimiler encore davantage, il faut craindre que ce vote d’exclusion tende au contraire les rapports et dresse les uns contre les autres. […]

La pierre angulaire de la politique étrangère suisse est le respect des droits de l’homme et leur promotion dans le monde et sur les scènes internationales. Or l’affront fait aux musulmans viole massivement ce principe cardinal et identitaire. Il met la Suisse dans une posture inconfortable : ce pays si fier de sa neutralité et de sa tradition multiculturelle, dans lequel la protection des minorités n’est pas un principe vain, se met soudain à discriminer une religion minoritaire sur son territoire. Cela […] pourrait avoir des conséquences aujourd’hui encore incalculables.

La crédibilité de la Suisse sur la scène internationale est entamée à un moment précis où elle vient de faire la cruelle expérience de sa solitude pour défendre ses intérêts dans des affaires cruciales. […]

La sacralisation de la démocratie directe est si forte dans ce pays qu’elle en est devenue aveuglante. […]

04.11.09

Maison Tavel (Genève)

Maison Tavel 

Musée d'histoire urbaine et de vie quotidienne genevoise

img057Rue du Puits-Saint-Pierre 6 . CH-1204 Genéve

Tél. +4122 418 37 00

Ouvert tous les jours de 10 à 17 heures - fermé le lundi

La nouvelle salle des têtes sculptées

Dix têtes sculptées - têtes humaines, mufles de lion et de chien, animaux chimériques - ponctuent depuis le XIVe siècle  la façade de la Maison Tavel. Elles sont un témoignage artistique et historique de première im­portance. Si leur signification sur cette maison forte au coeur de la ville haute demeure mystérieuse, on ne peut qu'admirer leur qualité plastique et expressive

Une salle est désormais réservée à la présentation de ces têtes.

Medusa en Afrique, la sculpture de l’enchantement

Musée d’ethnographie de Genève

65 bld carl-Vogt Genève

De 10 h à 17 h sauf lundi

Medusa en Afrique, la sculpture de l’enchantement

Jusqu’au 30 décembre 2009

img055Le MEG met en scène cent vingt pièces exceptionnelles de sa collection afin d'initier les visiteurs aux techniques de la sculpture et des masques africains.

Ces objets avaient pour but d'agir sur le monde et sur les personnes dans des rituels initiatiques religieux, thérapeutiques ou d’antisorcellerie. Souvent entourés par le secret et réalisés avec une maîtrise exceptionnelle des matériaux, les masques et les sculptures apparaissaient dans des dramaturgies impressionnantes. Cette exposition est conçue comme une initiation à l’art africain sur un fond allégorique, celui du mythe de Persée et de Medusa.

17.10.09

Projet d'agglomération franco-valdo-genevoise

[…] Interview de Christian Dupessey maire d'Annemasse, commune française de l'agglomération genevoise, par le journal suisse http://www.swissinfo.ch/.  Il s'exprime quelques jours après le succès des partis racistes aux élections législatives genevoises.

http://www.swissinfo.ch/fre/a_la_une/L_agglomeration_genevoise_une_reponse_aux_populismes.html?siteSect=105&sid=11358777&rss=true&ty=st

EXTRAITS 

[…] La France n'a pas de leçons à donner dans ce domaine, puisqu'elle a aussi connu ce genre de dérive.

[…] Face à ce mouvement qui rejette et exclut, nous avons plus de 75% des Genevois qui ont voté pour des formations qui veulent construire une grande région franco-valdo-genevoise où chacun doit pouvoir trouver sa place.

[…] La charte du projet d'agglomération contient les grands axes des réponses à toutes les questions que se posent ses habitants.

[…] La mobilité, le rééquilibrage entre les logements construits en France et en Suisse, une meilleure répartition des emplois, la recherche de nouveaux emplois, toutes ces questions figurent en toutes lettres dans le projet. Il est donc urgent de passer du projet à sa réalisation.

[…] Grâce à l'activité et à la renommée de Genève, nous avons en effet la chance d'habiter une région un peu moins touchée par la crise que d'autres. […] De plus, l'augmentation du nombre de frontaliers (environ 60'000) vient pour l'essentiel de travailleurs suisses habitant en France (20'000). Quand on rejette les frontaliers, on rejette donc aussi des citoyens suisses.

[…] Il faut donc accorder encore plus d'attention aux quartiers populaires et aux catégories les plus frappées par la crise. Que ce soit en Suisse ou en France. Aujourd'hui, vivre à Annemasse avec le SMIC français est en effet très difficile. Ce vendredi, nous allons justement signer un important projet de rénovation des quartiers populaires d'Annemasse.

[…] Je suis persuadé que la population, qu'elle soit suisse ou française, va se saisir du projet d'agglomération le jour où elle réalisera qu'il correspond à ses attentes. Et le débat qui entoure le CEVA (projet transfrontalier de transports) devrait permettre d'aller dans cette direction, puisque le CEVA est la colonne vertébrale du projet d'agglomération. 

Frédéric Burnand, Genève, swissinfo.ch 

swissinfo

12.10.09

Elections et racisme à Genève

ELECTIONS LOCALES A GENEVE 

11 octobre 2009.

Election du Grand Conseil au système proportionnel.

Le Grand Conseil – élu pour cinq ans - est l’assemblée législative locale, le parlement local qui vote les lois cantonales, contrôle la gestion du Conseil d’Etat (= le gouvernement), vote le budget et les comptes de l’Etat, en particulier les impôts et les dépenses, réexamine les demandes de naturalisation refusées et exerce le droit de grâce. Il se prononce sur des motions et résolutions et traite des initiatives populaires et des pétitions.

Le Conseil d’Etat est le gouvernement local. Ses membres seront élus un peu plus tard.

Electeurs inscrits : 235 331, taux de participation faible = 39,66 %.

L’extrême-droite raciste (MDC + MCG) obtient presque un quart des suffrages. 

MDC (Union du « Centre ») : 8,55 %.

MCG (« Mouvement Citoyens Genevois) : 14,74 %.

A Chancy, commune proche de la frontière, le total des deux atteint un tiers des suffrages.

A Avusy, autre commune limitrophe = 14 %

A Soral où des incidents avaient opposé les habitants aux automobilistes frontaliers français, 22 %

A Bardonnex, 24,5 %

A Dardagny, 28 %

A Genève même, commune avec un niveau d’instruction plus élevé, le total est de 20 %.

La crise effraye les électeurs, pourtant financièrement à l'aise. Comme partout, les partis traditionnels sont discrédités, le socialisme apparait divisé et sans idées, les écologistes obtiennent un score respectable mais insuffisant pour rénover la gauche. La défense des écrevisses à pattes blanches ne peut tenir lieu de programme politique.

L’extrême-droite met en avant les thèmes sécuritaires, le chômage (pourtant modéré), la question du logement. Elle développe la haine des étrangers à travers des campagnes de presse et d'affichage. Elle prend la défense des personnes âgées, s’oppose à l’Europe, aux transports en commun et aux pédagogies nouvelles.

C’est un mauvais coup pour la coopération transfrontalière.

L’histoire du XXe siècle montre pourtant que la détestation du voisin et la défense des frontières ne constituent pas des solutions efficaces.

Plus que jamais il va falloir résoudre ces questions que l'immobilisme genevois refusait de regarder en face. Le développement inévitable de cette agglomération internationale (Genève + Annemasse + Saint-Julien...), la fin du « village genevois » pépère-tranquille-à-l'écart-du-monde, nous imposent de renouveler nos schémas.

Il faudra construire des immeubles élevés afin d’éviter les déplacements de population et les encombrements de la voirie. On a d'ailleurs commencé mais le mouvement demeure lent.

Le développement des transports en commun au détriment de la voiture devra se faire : trains, bus

http://www.ge.ch/elections/20091011/res_commune.asp?nolocal=0000

http://www.ge.ch/elections/20091011/doc/FAO_spe_20090923.pdf

14.09.09

la Société genevoise d’Utilité publique

Conférence : LA SOCIETE GENEVOISE D’UTILITE PUBLIQUE

Le vendredi 18 septembre 2009

Amphithéâtre de la communauté de communes du Genevois, parc d’affaires d’Archamps (Haute-Savoie)

Certaines associations ont joué un rôle considérable dans l’histoire locale et au niveau mondial. La Société genevoise d'utilité publique, fondée en 1828 est une association privée, sans but lucratif, sans couleur politique, sociale ou religieuse, au service de la communauté genevoise. Elle est à l'origine de plusieurs institutions comme le Mouvement international de la Croix-Rouge, le Bureau central d'aide sociale, la Société genevoise pour la protection des animaux ou l'Encyclopédie de Genève.

Qu'il s'agisse de combler une lacune dans l'appareil social et culturel ou de prendre en compte les institutions, elle écoute les plus défavorisés.

Sa mission est d'étudier et de provoquer la création d'institutions utiles à la collectivité, de les faire connaître et, au besoin, de les soutenir. De manière générale, il s'agit de favoriser le bien être moral et culturel de la population.

Cette mission, elle la vit aussi bien dans le soutien aux oeuvres caritatives que dans la réflexion sur des problèmes de société ou d'actualité.

Avec l'ouverture des frontières et les accords bilatéraux avec la Communauté européenne elle se préoccupe des questions transfrontalières et de la collaboration avec les institutions du bassin genevois. .

Excellente conférence malgré le faible nombre des auditeurs. Nous avons beaucoup avancé d’idées sur la coopération entre Genève et la Haute-Savoie.

RESUME DE LA CONFERENCE 

Malgré la faible participation (quatorze personnes seulement), il s’agissait de l’une des meilleures conférences organisées par la Salévienne, une société d’études historiques du Nord-Ouest de la Haute-Savoie. Les débats furent de qualité et d’une haute teneur civique.

Brève présentation de la soirée par Bernard Gaud, président de la communauté de communes du Genevois français (c’est-à-dire du canton de Frangy, Haute-Savoie).

Entre Savoyards et Genevois, il est temps de sortir des rendez-vous manqués, construisons un bassin de vie, une communauté humaine. Sortons du « je t’aime, moi non plus » qui pendant des siècles a marqué les rapports entre la grande ville lémanique et son arrière-pays savoyard. Nous devons convaincre nos populations que nos destins sont liés, il est temps de faire des réformes dans les têtes.

Historique de la SGUP, par Madame Santschi, ancienne directrice des Archives d’Etat de Genève.

« Faire beaucoup de choses en laissant le mérite aux autres », telle pourrait être la devise de cette société. Elle est peu connue mais ses réalisations sont audacieuses. Faire du concret et rester caché semble constituer un atout.

Sa création remonte formellement à 1828. Les buts étaient à la fois patriotiques, sociaux et économiques. Elle fut influencée par des sociétés proches : la Société des Beaux-Arts, une société similaire à Bâle (GGG) en 1777 ; la SSUP de Zürich étant la mère de toutes. En Allemagne il y avait à Hambourg et Lübeck des sociétés semblables. Tradition démocratique des villes marchandes. Sont-elles le modèle ?

En 1823 le président de la Société suisse propose à quelques notables genevois de créer une société : Symond de Sismondi, Pictet…

« Utilité publique » : pour le bien commun.

Elle a des liens avec l’Etat. Sur les 43 membres fondateurs, 23 font partie du cercle des dirigeants genevois. Elle alterne les périodes de dynamisme et les périodes plus somnolentes.

Au début, elle proposait des sujets de mémoire pour trouver des solutions aux problèmes sociaux. Elle publie aussi un bulletin.

Sujets évoqués par la Société au XIXe siècle : faut-il encourager la natalité et la naturalisation ? Comment garder le caractère protestant de la ville ? Que faire des vieilles fortifications de Genève ?

Au milieu du XIXe s : quel sont les rapports du droit et du bonheur ?

En 1861 : les assurances contre l’incendie.

1868 : faut-il un jour de repos hebdomadaire ?

1878 : les professions destinées aux femmes.

1894 : les sociétés de secours mutuel. Cela amena un an plus tard (1895) la fondation des Sociétés de Secours Mutuel.

Un autre sujet d’étude se demandait à quoi Genève ressemblerait en 2000.

Peu à peu, ces concours sont devenus un peu « folkloriques ».

Plus intéressantes sont les initiatives concrètes, comme le Comité international de la Croix-Rouge créé par la SGUP. La bataille de Solférino (1859) avait fait beaucoup de morts. Henri Dunand découvrit le carnage et soigna les blessés. Puis il écrivit un livre que la SGUP découvrit. Sa première réaction fut le scepticisme, puis dans un second temps, comme à son habitude, la SGUP créa un comité d’étude. La création du CICR s’ensuivit.

Contrairement à ce que croient beaucoup de gens, Gustave Moynier, président de la SGUP eut un rôle au moins aussi important que celui d’Henri Dunand. On fêtera les cent ans de sa mort en 2010.

En 1851 la SGUP fut à l’origine de la création de la Société des Logements améliorés qui lança la construction de maisons pour « les petits ménages ».

Un autre défi résidait dans l’instruction des masses laborieuses. La SGUP promut des jardins d’enfants, l’institut des sourds-muets, la Société genevoise pour les bibliothèques. Elle favorisa l’instruction des jeunes filles et fut à l’origine d’une école d’horticulture.

Elle eut la sagesse d’écarter une proposition consistant à créer des maisons de travail pour employer de force les mendiants et inoccupés. Elle réfléchit à d’autres méthodes pour lutter contre la mendicité.

Elle encouragea une Société de bienfaisance, fut à l’origine de SOS-Enfants et de la SPA (une idée venue de Bâle). Elle créa un Refuge pour animaux abandonnés.

A la suite de l’incendie de l’université en 1898, la SGUP discuta des moyens de lutte contre l’incendie et la Société de Secours contre l’Incendie naquit l’année suivante. Les méthodes de lutte (alerte au feu, intervention en véhicule…) furent modernisées.

Pour Madame Santschi, l’efficacité de cette société genevoise vient de l’association d’une poignée de notables efficaces. L’Europe était sortie exsangue de l’époque napoléonienne et de la famine de 1817. Il y avait de gros besoins. L’éthique protestante aussi a joué un rôle positif.

Les défis d’aujourd’hui consistent à lutter contre l’excès de localisme genevois et réfléchir sur l’avenir de l’identité protestante de Genève dans un monde nouveau.

Le président de la société, M. Christian Huber, prit ensuite la parole.

La SGUP a 450 membres. Ses moyens sont faibles. Elle est dirigée par un comité de quinze personnes. Ses revenus proviennent de sponsors ou d’amis.

Elle cherche à favoriser le bien-être social et culturel, écouter les plus défavorisés.

Elle soutient des œuvres caritatives ou culturelles et organiser des manifestations (concerts, fêtes…) pour recueillir de l’argent et les encourager.

Elle intervient ainsi en faveur des handicapés, de la SPA, des logements d’handicapés mentaux, des femmes en difficulté. Elle favorise la formation des chiens d’aveugles et aide SOS Enfants.

Elle organise des réflexions sur la montée de la violence et des incivilités. A la suite de cela, elle a organisé une réunion sur l’insertion professionnelle des jeunes.

Elle réfléchit sur les questions très actuelles d’éthique financière.

Elle a encouragé un « contrat de quartier » au Lignon : il s’agit de projets que les habitants proposent à la municipalité du Vernier.

Projets en cours :

14 octobre, visite de la fondation Baur au Musée de l’Extrême-Orient : une belle collection de porcelaines d’Extrême-Orient dans un musée trop peu connu.

14 novembre, organisation d’un ballet au profit des enfants malades.

19 novembre, concours et table ronde pour donner un prix à une association qui aide les jeunes à avoir un petit métier.

Réflexions sur l’avenir de Genève : la question du logement, la coopération transfrontalière, l’horlogerie.

Discussion générale.

La coopération transfrontalière fut l’objet de plusieurs interventions. On a bien réussi à travailler entre Français et Suisses pour la « renaturation » des cours d’eau. Pourquoi ne pourrait-on pas réussir aussi sur d’autres dossiers ? Mais changer les mentalités collectives est si difficile…

D’ailleurs, il faut reconnaître que le travail au profit des cours d’eau ne fut pas facile ; du côté suisse il y eut de fortes résistances de la part de certains paysans. On avait jadis asséché les marais insalubres et la proposition de revenir en arrière eut du mal à s’imposer.

Un archéologue déplora avec force le manque d’argent pour la prospection aérienne des sites archéologiques menacés par la montée de l’urbanisation en Haute-Savoie et dans le canton de Genève. Pourtant notre région recèle beaucoup de sites potentiellement passionnants. Il parait qu’en Haute-Savoie les archéologues manquent de jeunes recrues.

http://www.sgup.ch/publications.htm

SSUP de Zürich : http://www.utilite-publique.ch/home/page.aspx?page_id=237

http://www.cq-aire-lignon.ch/

http://www.fondation-baur.ch/

http://www.cc-genevois.fr/relations_transfrontalieres/arc_du_genevois.htm

21.04.09

Château de Grandson

Visite du château de Grandson (Suisse)

Avril 2009

Grandson

Au bord du lac de Neuchâtel.

Beaucoup de choses à voir. On en a vraiment pour son argent…

Un vieux château avec ses tours et chemins de ronde, des oubliettes glacées, des latrines peu confortables, des armures médiévales et des armes (épées, arbalètes…), le chapeau de Charles le Téméraire, la salle des tortures, des meubles Renaissance, les maquettes des batailles du XVe siècle (victoires confédérées de Grandson et de Morat en 1476), de vieilles voitures (Rolls de Gréta Garbo en 1927, Austin «Cambridge Saloon » de W. Churchill en 1938 etc.), les premiers vélos, d’anciens costumes féminins…

Regrettons que la signalétique soit insuffisante. Une fois à l’intérieur, on ne sait pas du tout où on va, comment en sortir, comment passer dans telle ou telle salle. On a vite fait de se perdre. Ce n’est pas grave, d’ailleurs.

Plus embêtant. Dans la salle des batailles historiques (maquettes, plans, panneaux…), il manque une présentation d’ensemble expliquant pourquoi les Suisses et le duc de Bourgogne se firent la guerre au XVe siècle. Les panneaux explicatifs ont tort de rentrer tout de suite dans des détails trop précis et trop pointus. Du coup, on ne comprend rien et on s’y perd.

Néanmoins, cette visite vaut la peine.

http://www.chateau-grandson.ch/ Fondation du Château de Grandson
1422 Grandson 
Tél. : 024 445 29 26 ;
e-mail: chateau@grandson.ch

Ouvert 7 jours sur 7

d’avril à octobre = 08 h 30 - 18 h 00

de novembre à mars = 08 h 30 - 17 h 00

photos : http://www.amis-arts.com/menuphoto/orphee/chateau_grandson/galerie1.htm

historique : http://www.memo.fr/LieuAVisiter.asp?ID=VIS_SUI_VAU_024

25.01.08

Exposition Ferdinand Hodler

Exposition Ferdinand Hodler (1853-1918)

au Musée d'Orsay (Paris)

vue en janvier 2008

andeyPas loin du Vuache, à Genève, le Musée d’Art et d’Histoire conserve au dernier étage quelques tableaux du peintre suisse Ferdinand Hodler.

Cela m’a donné envie d’aller voir cette exposition parisienne consacrée au grand peintre helvétique.

FH

Biographie

Naissance de F. Hodler en 1853 à Berne. S’installe à Genève en 1871. 1891 Son tableau La Nuit crée un scandale à cause de son érotisme. Nouvelle polémique avec la Retraite de Morat en 1897-1899.

En 1914 il proteste contre le bombardement de la cathédrale de Reims par les Allemands. Les auteurs de l’exposition donnent-ils cette information pour amadouer le public français ?

Il meurt en 1918.

Hall d’accueil :

Hodler_Emotion_II_smallL’Emotion II. Quatre femmes marchant les unes derrière les autres en un mouvement tournant, coquelicots rouges sur un fond jaune, du bleu, corps jaunes et verts.

Une citation de F Hodler sur le mur

« La mission de l’artiste est d’exprimer l’essentiel éternel de la nature – la beauté - ; d’en dégager l’idée essentielle ».

Ses débuts

Le Bois des Frères. Une forêt, bouleaux blancs et noirs, touches roses oranges : un curieux assemblage. L’ordre de la nature, la frontalité, il y a un seul plan. Troncs verticaux. Réaliste et mystique.

Tableau conservé à Soleure.

L’Avalanche. Paysage de montagne. Superbes couleurs. Blanc, bleu, ruisseau, montagne, vapeur. On sent le froid, le glacé.

Tableau conservé à Soleure.

Hodler_Eternite_smallRegards dans l’éternité. Un vieux menuisier barbu se tient debout ; que regarde-t-il au-delà de ses planches ?

La période sombre. Pauvre et dépressif.

Un homme blessé, allongé, avec des teintes roses.

Les Las de vivre. Cinq hommes assis. Blanc et vert, triste. Epoque de la compassion, il représente de pauvres diables. Personnages en répétitions et rythmes.

L’Eurythmie. Personnages tristes. Même pessimisme.

Au début, il imite Corot. A partir de 1892, il est influencé par Puvis de Chavannes.

Un mystique bétassou

Hodler_Chant_du_lointainSérie de tableaux mystiques un peu bé-bêtes.

Ce que disent les fleurs.

Un petit tableau : une allée monte vers une grande croix, de chaque côté des fleurs.

Hodler_Communion_smallCommunion avec l’infini.

Sur une grande pelouse, une femme toute nue joint les mains et prie. Pourquoi pas.

Un fanatique des symboles

1889, La Nuit. Corps allongés et nus, d’hommes et de femmes. La représentation d'une femme nue choqua le puritanisme bnuitgenevois. An milieu de ces corps, accroupie, couverte d’un voile funèbre, l’ombre de la mort, le fantôme de la mort.

Le Jour III. Voir plus loin.

La Vérité. Une femme nue, debout, aux cheveux noirs hérissés, chasse six hommes représentés de dos, avec un voile noir sur la tête (figures du mensonge). L’antithèse de La Nuit.

laV_rit_Elle fait peur, cette vérité. On s’en fout, de la vérité ! Elle est tout aussi déplaisante que la mort. Il n’y a guère que son sexe nu, au centre de la composition, qui inspire de la sympathie.

Une nature superbe mais glacée, sans êtres vivants

pointed_andeyRuisseau en forêt de Reichenbach. Vert-marron. Paysage humanisé

Vallée de Kien avec la Blümlisalp. Paysage humanisé.

Thoune_refletsLac de Thoune aux reflets vert-bleu.

Couchers de soleil sur le lac Léman.

Vu aussi sur le catalogue :

La route de Drize

Soir d’automne

Formes rythmées au bord du lac Léman. Bleu-rose.

Tableaux de paysages scandés par la répétition des nuages. Le rythme.

Le lac Léman et le Jura : tout blanc, lignes blanches et vertes au centre. Des nuages comme des virgules blanches qui défilent. En bas, petites touches marron.

Caux

Le lac Léman vu de Chexbres. Deux tableaux avec l’immense étendue d’eau, les berges vertes. Cela ressemble à Hansi ? stéréotypes.

Il vise l’unité, la nature, l’harmonie. Zut. Peur du progrès, refuge dans une nature idéalisée, qu'il tente d'emprisonner dans des lois pures et géométriques.

C’est beaucoup trop paisible. Aucun être humain. Ils ont tous été tués ? On dirait un paysage magnifique qui aurait séjourné quelques jours au congélateur.

Ceci dit, quelles couleurs !!

Brouillard du soir sur le lac de Thounes. Blanc, rose et bleu. Magnifique. Voir le schéma ci-joint.

brouillarddusoirSur le catalogue : Chaîne du Mont Blanc à l’aube. La montagne bleue et le ciel jaune.

Sur le catalogue : Le Mont Blanc aux nuages roses. Se trouve à Bâle.

Un patriotisme grandiloquent et ridicule

Il peint beaucoup le sentiment national suisse. Cela plaît au public, cela lui apporte de la gloire et de l’argent. Cette fin du XIXe siècle a été partout en Europe une période très nationaliste. La modernité triomphante dans le domaine économique crée en choc de retour des réactions passéïstes comme l’exaltation excessive de la patrie. Chez les petits peuples, géographiquement portés à une certaine paranoïa, cette tendance était particulièrement vive.

Beaucoup de ridicule et de grandiloquence dans ces tableaux.

Etudiant d’Iéna ajustant son sac militaire, Etudiant tourné vers la droite ; le Bucheron, le Faucheur.

bucheronMartial, prussien, il cherche l’unanimité (son obsession).

Personnellement je préfère le conflit, la division. C’est plus vivant, plus humain. Un se divise en deux.

Dans cette exposition, ils ont un peu atténué ce côté militariste, sans doute pour s’attirer les bonnes grâces du public parisien.

Dans le catalogue : on voit des lanciers et des hallebardiers.

NuitLa Bataille de Morat, tableau de 1917 (Seconde guerre mondiale). En 1476 à Morat les Confédérés suisses écrasent le grand duc de Bourgogne Charles le téméraire. Calvacades et lignes horizontales. Patriotisme ? Critique de la guerre ?

Quête de l’harmonie. Mouvements gymniques. Danses. Une deux, une deux…

Au fait, quelle musique écoutait-il ?

Sa profonde humanité

Le Printemps II. Riche en couleurs. Deux jeunes adolescents assis, une jeune fille très belle, touchée, bouleversée par l’émotion, éperdue de reconnaissance vers le ciel. Un jeune homme.

L’Amour. Deux corps enlacés au bord de l’eau. Vert-jaune-bleu. Très beau.

amourFerdinand Hodler aima plusieurs femmes.

Une âme en peine. Dans un bar, un alcoolique gentil et pensif, sa tête qui repose sur le dossier de la chaise. Quelle humanité.

Portraits de femmes

- Portrait de Gertrud Müller. Le personnage, assise d’une seule fesse sur un canapé porte une robe violette.

- Portrait de Berthe Hodler-Jacques. Belle robe jaune et yeux curieusement écarquillés.

- Il peint de multiples tableaux de son ancienne maîtresse Valentine Godé-Darel malade puis en train de mourir. Cette femme, la tête sur l'oreiller, se tourne vers nous ; quel regard perçant, que veut-elle nous dire ? Et ces cadavres. Quelle tristesse.

Dernières années

En 1917-1918 il peint beaucoup le Mont Blanc et le lac Léman. Travail sur les lignes, sur les espaces. Du bleu et du rose. Recherche de la simplicité.

 

                                                       

FH

    Catalogue d'exposition

    Ferdinand Hodler 1853-1918
    Collectif, sous la direction de Serge Lemoine et Sylvie Patry
    Musée d'Orsay / Réunion des musées nationaux
45 €

Mes tableaux préférés

1) Le Jour III.

Trois femmes nues, un matin. Le jour se lève, le jour commence. Des fleurs blanches, des plaques d’herbe. Le groupe de femmes forme une figure en amande. Une prière païenne ?  Optimisme et lumière. Joli mais trop sérieux. Et cette prière, pourquoi ? Mais quelles couleurs !

2) Au bord de la Maggia, le soir.

Magnifique petit tableau. Lumière de soleil couchant sur les montagnes.

17.01.08

Le ras-le-bol des habitants de Soral

Vu sur le site de la TSR, Télévision suisse romande, une vidéo de l’émission Mise au Point sur « Le ras-le-bol des habitants de Soral » 

(11 novembre 2007, 20:1).

img144tsrch_logo06_00810Btsrch_logo06_00810Btsrch_logo06_00810Btsrch_logo06_00810BLe matin de bonne heure, les habitants de Soral (Suisse) bloquent la route qui amène les frontaliers français à Genève où ils travaillent. Soral est un petit village suisse proche de Viry et de Saint-Julien-en-Genevois (Haute-Savoie), mais de l’autre côté de la frontière séparant le Genevois français du Genevois helvétique.

Cette façon de stopper les gens qui se rendent à leur travail me dérange. Je me suis senti mal à l’aise. A tort ou a raison, je pense immédiatement à de la xénophobie, j’ai peur que cela ne dégénère, qu’il y ait une riposte, un embrasement.

Xénophobie est cependant un mot tout à fait excessif pour désigner l’atmosphère. Les automobilistes français qui descendent de voiture pour voir ce qui se passe, se voient offrir des gobelets de café par les Suisses.

Remarquez, faut les comprendre les habitants de Soral. Dès cinq ou six heures du matin, un flot de voitures traverse le petit village, cela en fait du bruit, les automobilistes en retard commettent parfois des imprudences, les voitures mordent sur les trottoirs, les parents craignent légitimement pour leurs enfants qui vont à l’école. Traverser la rue devient un exploit. Et le même défilé automobile recommence dès le milieu de l’après-midi. Rien d’étonnant que les habitants en aient assez.

Les habitants de Soral regrettent le bon vieux temps de jadis, le petit village rural pépère tranquille d’autrefois où tout le monde se connaissait etc. etc.

Mais cette nostalgie féérique et enchantée est-elle encore de mise ? Elle est morte la campagne d’autrefois, une civilisation se meurt qui n’avait pas que des bons côtés. La plaine genevoise se transforme inexorablement en une grande agglomération transfrontalière . Faut-il le regretter ? La nostalgie ruraliste suisse est agaçante. Il faut arrêter de vivre dans des mythes. Arrêtons d’idéaliser le passé. La politique de l’autruche qui a longtemps et artificiellement sur-protégé les paysages ruraux du canton de Genève (nos "racines"....) tout en reportant l’urbanisation sur le canton de Saint-Julien est en grande partie responsable des problèmes actuels.

Evidemment, les villageois se sentent incompris par les autorités qui leur avaient fait des promesses (air connu). On avait parlé de routes de délestage, d’ouverture plus tardive de la frontière (vers huit heures du matin par exemple). Mais ces solutions sont-elles réellement praticables ? On ne voit pas bien la solution magique qui résoudrait tout en un clin d’oeil.

Il faudra s’asseoir autour d’une table de discussion, s’écouter, se respecter, proposer des solutions viables, et surtout se contenter de demi-mesures.

Que dire d’autre ? Développer les transports en commun ? Il semble que la communauté d'agglomération travaille sur plusieurs projets allant dans ce sens. Construire des immeubles dans la proche banlieue de Genève ? Certainement.

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000#page=config




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