HistoireduVuache

Histoire de la montagne du Vuache en Haute-Savoie. Non loin de Genève et de l'Ain. Au bord du Rhône. Communes de : Eloise, Chene-en-Semine, Arcine, Clarafond, Chevrier, Vulbens, Valleiry, Dingy-en-Vuache, Savigny, Minzier, Jonzier, Vers, Chaumont

Dingy - HistoireduVuache

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17.02.09

Généalogie Magnin de Dingy-en-Vuache (74)

Généalogie des Magnin de Dingy

1447-1610

Pour voir la liste, cliquez Magnin

03.11.08

Dingy conté par Jean Rosay

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25.08.08

L'église de Dingy menacée ?

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L’ancienne église de Dingy-en-Vuache sera-t-elle rasée ?

version du 25 août 2008

Depuis la Révolution et l’Empire, cette église en mauvais état est abandonnée par le culte, la paroisse ayant été supprimée et rattachée à Vulbens et Valleiry. L’église et le presbytère furent vendus à des particuliers. Le chœur s’écroula mais l’ancienne nef devint une étable. Les vaches prirent la place des fidèles et l'odeur du purin remplaça celle de l'encens.portail_de_D

Néanmoins des inhumations se déroulèrent encore autour du bâtiment pendant la première moitié du XIXe siècle. Vers 1900 Octave Tremblet découvrait des ossements en travaillant le jardin derrière. A peu près à la même époque, en creusant une fosse à purin à l’emplacement de l’ancien chœur, on découvrit la tombe d’un prêtre.

img363Les bâtiments ont été revendus cet hiver 2007-2008. Il est question d’y faire un immeuble de neuf logements. Tout autour, le sol a été sondé pour en évaluer la solidité.

Certes, il paraît que l’on conservera la grange au-dessus de l’église ; son toit a été refait il y a peu. Mais le bâtiment de l’église elle-même sera-t-il totalement rasé, de A à Z ? Conservera-t-on le portail du XVIe siècle ? Conservera-t-on l’arc qui se trouve derrière ? Les archéologues auront-ils le droit d’y faire une fouille préventive pour étudier les fondations, les transformations de l’église, la trace d’un éventuel bâtiment gallo-romain à son emplacement ?

Ceci dit, faut-il vraiment regretter le catholicisme d’autrefois ? Longtemps les curés se sont montrés si intolérants, empoisonnant la vie de leurs ouailles avec de nombreuses interdictions et obligations. Par contre j’éprouve de l’émotion devant ces femmes qui venaient à l’église de Dingy pour demander à la divinité de guérir leur enfant malade, pour remercier de bon dieu d’une guérison inattendue. Leurs émotions sont belles et émouvantes.

Mais que voulez-vous mon bon monsieur, les civilisations sont mortelles. La civilisation catholique est morte, tout aussi morte que la marine à voile et les moulins à vent, tout aussi morte que les cérémonies religieuses gauloises d’il y a deux mille ans.

Rien n’est éternel en ce bas monde. C'est ainsi. Inch' Allah. Mektoub.

Adieu jolie petite église.

De profundis amen.

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Nota bene

En réalité, il n'est pas certain que ce projet immobilier aboutisse. L'activité économique dans le Genevois suisse et français tend à se ralentir, des menaces planent sur l'avenir du système financier et bancaire suisse. Tous les appartements de ce futur immeuble n'ont pas encore été pré-vendus. De plus, c'est un endroit assez isolé, proche du bruit de l'autoroute, desservi par de petits chemins, très éloigné des commerces. Sans voiture, ce n'est pas vivable.

22.07.08

Un autre site sur Dingy

Il y a un autre site que le mien sur Dingy-en-Vuache.

http://www.dingy-en-vuache.fr/

Ding2Il est fait sous l'autorité du conseil municipal.

On y voit des informations sur l'école, l'association des parents d'élèves, les réunions du conseil municipal, les fêtes locales, les animations pour les enfants, les heures d'ouverture de la mairie etc. Il ya des photos des évênements communaux.

On y trouve les derniers bulletins municipaux.

J'y ai fait un article sur quelques éléments du patrimoine historique : la maison-forte de Raclaz, les deux fruitières, l'ancienne école de Raclaz, l'ancienne église de Dingy-d'en-haut.

19.01.08

Famille Gros, Groz, de Raclaz, 1447-1872

Les Gros

de raclaz, hameau de Dingy (74)

Notes éparses récoltées au cours de mes recherches personnelles.

Pour lire la liste, cliquez ici. Les_Gros

Famille Livron, Dingy 1571-1744

Notes éparses récoltées sur les Livron de Dingy-en-Vuache (74).

Elles viennent presque uniquement d'archives privées locales.

Pour lire la liste, cliquer ici :  Notes_sur_les_LIVRON_de_Dingy

06.01.08

La maison-forte de Raclaz (74)

mforteDFH000005A Raclaz, à partir du carrefour de la croix, une route monte vers Raclaz en haut. Au bout de quelques centaines de mètres, la route tourne. Sur la droite se trouve l'ancienne maison-forte.

On peut la dater du XVe siècle. Au rez-de-chaussée il y a un four à pain, une gigantesque meule et des placards en blocs taillés pris dans la maçonnerie. 

A l'étage, la cuisine et une grande pièce sont éclairés par des fenêtres à accolades doubles ou à linteau trilobé qui regardent vers le sud.

En 1730 la maison appartient à l'abbé Pierre-Humbert de Blancheville, frère du seigneur du Vuache, propriétaire d'un grand domaine à Dingy. Les Anciens racontaient qu'il se rendait à l'église de Dingy par le chemin en face de la maison, aujourd'hui coupé par l'autoroute.

Une grande cheminée chauffait ces deux salles. A l'est, une galerie court au premier étage.

A l'angle nord-est se trouvait une tour carrée dont le sommet a été rasé. On dit que les soldats bernois du XVIe siècle en seraient responsables. Non loin, se trouvait un puits, paraît-il.

En-dessous et en face il y avait des granges et un four.

maisoFFort

15.12.07

Juliette Groz, première mairesse du 74

Juliette Groz (1899-1953) fut la première femme maire en Haute-Savoie. Or cette communiste fut élue, non dans une ville ouvrière mais à Dingy-en-Vuache,  petite commune agricole comptant seulement 170 électeurs en 1945.

Comment l’expliquer ? JG_salut

D’abord, la culture familiale a joué. Depuis la Révolution les Groz ont souvent exercé des responsabilités municipales. Edouard, père de Juliette, fut maire SFIO.

Un facteur local intervient également. La mémoire locale affirme que Raclaz était peu pratiquant. Il paraît qu’un instituteur avait influencé toutes les familles sauf deux. On parle d’un groupe d’anticléricaux et du café d’Emile Martinet dit Mile La Platte, ancien cheminot syndicaliste de Bellegarde chez qui on parlait politique.

Le communisme de Juliette s’inscrivait dans cette lignée familiale et locale. D’une certaine façon il fonctionnait comme une sorte de radical-socialisme rénové, en plus social, moins macho, moins intégriste laïc et bien sûr favorable à la catégorie des ouvriers.

Le PCF bénéficie également de l’héritage de la Résistance, héritage qu’il fait fructifier par une propagande hyperbolique. En 1940 et 1941, la ligne de démarcation passe sous Raclaz. Les jeunes la traversent. Dans le journal communiste l’Etincelle (13-10-45), Juliette raconte : « Je franchissais chaque jour clandestinement la ligne de démarcation pour passer des réfugiés, du courrier, je cachais et hébergeais chez moi des réfractaires et des proscrits, effectuais la liaison entre les réfractaires que l’on m’envoyait de Lyon, de Chambéry, de Saint-Etienne et d’ailleurs, après les premières formations du maquis, de Dingy à Annemasse à bicyclette et presque toujours la nuit, à la barbe des Boches. Je convoyais moi-même par le train des groupes de « maquisards » de Valleiry à Annemasse, avec l’aide de M. Phippaz, chef de gare à Valleiry, de mon bon camarade Marius Vincent fusillés tous les deux dans d’atroces conditions ». Elle héberge Jean Fournier, de Lyon, fuyant le STO, qui fit de la résistance et sera tué.

Les 29 avril et 13 mai 1945 se tiennent des municipales, premières élections depuis le début de la guerre. Le MRP démocrate-chrétien est concurrencé par le PCF. Celui-ci, bien organisé, multiplie les réunions, les cellules et les cours de formation. En Haute-Savoie, le nombre de ses adhérents double. Le parti promeut des militantes. Les communistes s’activent dans l’UFF (Union des Femmes Françaises). Le PCF bénéficie aussi de l’inquiétude des paysans.

Une vingtaine de maires PCF est élue (un seul maire communiste avant guerre). A Dingy sur 170 électeurs, 105 votent au premier tour. Deux listes se trouvent en compétition, celle de Juliette et celle de l’ancien maire. Ce n’est pas Juliette qui reçoit le plus de voix et pourtant le conseil la choisit comme maire. On raconte qu’elle avait un bon niveau d’instruction, qu’elle était célibataire, sans exploitation à charge et qu’elle était autoritaire. Or il fallait quelqu’un de capable pour les formalités nécessaires à la reconstruction du hameau de Bloux incendié par les Allemands.

Une fois maire, Juliette co-préside l’amicale des élus communistes. En juin 1945, elle participe à une conférence régionale du PCF.

JGimpressionsDurant son mandat elle se montre dynamique. Le journal communiste lui consacre de longs articles, il en fait sa vedette. Grâce à elle, Dingy a obtenu un service de cars vers Annecy deux fois par semaine. Il décrit son énergie à propos d’un chemin dont les fossés se bouchent. « Il faut poser des conduites en ciment [...] mais pour les tuyaux en ciment, il faut des bons. [...] Elle obtient des bons, elle trouve les tuyaux » ((LEtincelle, 21-09-46).

La reconstruction du hameau de Bloux fut longue. Un journal raconte : « Bloux eut le privilège d’être adopté par un illustré catholique de Genève, l’Echo Illustré et il en a déjà reçu de grands bienfaits. Le 1er août [1945], le journal venait, une fois de plus, faire une visite à ses protégés et leur apportait tout le petit outillage agricole dont ils ont besoin. [...] Madame Gros, maire de Dingy, entourée de son conseil municipal, reçut l’Echo Illustré. [...] Et au cours de la petite collation qui suivit et à laquelle prenaient part tous les sinistrés de Bloux, Mlle Gros exprima la reconnaissance de ses administrés. Elle rappela comment la Suisse, vint déjà, à plusieurs reprises au secours de notre pays en détresse » (Le Patriote savoyard, 16-08-45).

Extrait de l’Etincelle : « Constitution de l’Association locale des sinistrés du hameau de Blue [sic], rattachée à la Fédération départementale, dont Juliette Groz assure la vice-présidence. [...] Puis la commune n’étant pas "classée", ce furent d’incessantes démarches... Après de vaines démarches auprès de l’Inspection générale de l’Urbanisme à Lyon et appuyée par deux délibérations du conseil municipal, notre amie Juliette Groz se rendit à Paris auprès de notre camarade François Billoux, ministre de la Reconstruction. Trois semaines plus tard, le 17 septembre 1947, le décret ministériel classant Blue comme localité française sinistrée paraissait au Journal Officiel » (26-09-47).

La municipalité célèbre la Résistance. « Dingy-en-Vuache. Le dimanche 25 novembre [1945], à 15 h 30, a eu lieu la cérémonie d’inauguration d’une plaque commémorative apposée au monument aux morts, à la mémoire de Chapport Albert, soldat au 182e régiment d’artillerie lourde, tué en captivité au cours d’un bombardement aérien de Munich le 16 novembre 1944, et de Fournier Jean de Lyon, parti pour la libération de la Haute-Savoie avec le groupe de résistance de Dingy-en-Vuache, engagé volontaire puis nommé caporal-chef au 6e bataillon alpin, tué aux avant-postes sur le front des Alpes le 5 avril 1945. Devant une nombreuse assistance, Mlle Groz, maire, retraça leur vie exemplaire [...]. Elle salua la présence de leurs familles. [...] Mlle Groz termina en formulant l’ardent espoir que les peuples du monde sauront s’unir pour bannir à jamais le fascisme autour des guerres et des massacres qui déshonorent l’Humanité » (L’Etincelle 08-10-45).

Le 16 novembre 1946, le curé de Vulbens l’invite à assister à une messe pour la statue de N. D. de Boulogne. Elle répond : « Je dois vous faire connaître que le chef de la Municipalité de Dingy-en-Vuache, soucieux de demeurer respectueux de toutes les opinions comme de toutes les croyances, se doit de rester absolument neutre en cette circonstance. Naturellement, Messieurs les Conseillers Municipaux demeurent personnellement entièrement libres».

JG_sept45Encouragée par son parti, Juliette se présente aux cantonales des 23 et 30 septembre 1945. Elle a pour adversaire un radical et Louis Martel, MRP. au premier tour Juliette obtient 44 % des voix contre 49,8 % à Martel. Elle le devance dans les communes du Vuache. Au second tour elle est battue par 400 voix car les abstentionnistes modérés votent.

Atteinte d’un cancer, contestée pour son caractère pas toujours diplomate, Juliette ne se représente pas aux municipales d’octobre 1947 et meurt en 1953. Elle avait demandé que l’on ne fasse pas de cérémonie religieuse (ainsi faisaient les libres-penseurs vers 1900). Il paraît qu’à l’inhumation il y eut des drapeaux rouges. JGcanton

Illustrations

- portrait et " impressions de J. G." : L'Etincelle, journal communiste de Haute-Savoie, 15-09-1945

- résultat du premier tour des cantonales : L'Etincelle 29-09-1945 

Statistiques agricoles, Dingy

Dingy, Statistiques agricoles

Indication des sources utilisées :

Cadastre = ث

Recensement agricole INSEE = *

Chambre d’agriculture + Conseil général = ¤

Rôle de l’eau = Θ

Archives des fruitières = ۩

ADHS 2 Z 990 = ++

SAU (superficie utilisée par les exploitations ayant leur siège dans la commune)

- 1871 = 713 ha sur la commune elle-même ? ث

- 1970 = 410 ha *

- 1979 : 362 ha *

- 1988 = 329 ha *

- 2005 = 226 ha dont 185 sur la commune ¤

superficie en herbe 

- prés en 1738 = 103 ha ث

- 1873 = prairies naturelles + artificielles = 110 ha ++

- 1914 = prés naturels + herbages + pâturages et herbages = 175 ha ++

- superficie toujours en herbe 1970 = 272 ha *

- superficie toujours en herbe 1979 = 209 * 

- superficie toujours en herbe 1988 = 207 *

- prés en 1988 = 329,4 ha ? ث

- près en 1991 = 203 ha

- prairies en 2005 = 169 ha ¤

exploitations agricoles

- 1970 = 28 *

- 1979 = 23 *

- 1988 = 17 *

- 2005 = 4 ¤

nombre de vaches laitières

- 1873 = 130 ? ++

- 1893 = 180 ? ++

- 1970 = 259 *

- 1979 = 243 *

- 1988 = 169 *

- 1994 = 146 Θ

- 2005 = 116 ¤

lait produit

- 1925 = 347 364 kg pour Dingy et Raclaz seulement car Bloux et Jurens vont à Valleiry ۩

- 1939 = 421 124 kg (Dingy et Raclaz ۩)

- 1969 = 319 616 kg (Bloux et Jurens ۩)

- 1988 = 6 532 hl (commune *)

- 2005 : 633 000 litres (commune ¤)

superficie boisée

- 1738 = 114,8 ha ث

- 1849 = 108,6 ha

- 1988 = 117,5 ha ou 106,8 ha ث




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