HistoireduVuache

Histoire de la montagne du Vuache en Haute-Savoie. Non loin de Genève et de l'Ain. Au bord du Rhône. Communes de : Eloise, Chene-en-Semine, Arcine, Clarafond, Chevrier, Vulbens, Valleiry, Dingy-en-Vuache, Savigny, Minzier, Jonzier, Vers, Chaumont

Chaumont - HistoireduVuache

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19.11.08

église de Chaumont

EGLISE DE CHAUMONT

Notice trouvée dans l’église

HISTORIQUEimg536

Au pied des vestiges du château, perchée sur son perron, au centre du village, l'église veille sur Chaumont depuis le XIVe siècle.

Erigée en 1308 par Agnès de Chalon, veuve du comte de Genève Amédée II et placée sous la protection de sainte Agathe, elle s'est détériorée au fil des ans.

Reconstruite au XIXe siècle sous l'égide de Monseigneur de Thiollaz, elle a été le siège de l'archiprêtré jusqu'au début du XXe siècle.

L’intérieur a été restauré en 1965, puis organisé conformément aux directives du concile Vatican II. Les paroissiens ont largement participé aux travaux. Le curé de l'époque, l'abbé Gay, a relevé 120 jours de bénévolat. Ils ont réussi à rajeunir tout en conservant le cachet de cet édifice chargé d'histoire. Les façades ont été refaites en 1999.

Eglise paroissiale jusqu'à la création des paroisses nouvelles, elle a été rattachée en 2004 à la paroisse Saint Jacques Val des Usses.

Témoin de l'architecture néoclassique et d'une vie religieuse intense, elle est le plus ancien bâtiment du patrimoine.

Aujourd'hui, elle est particulièrement visitée car elle se trouve sur la nouvelle portion Genève, le Puy-en-Velay du chemin de Saint Jacques de Compostelle.

DESCRIPTIONimg537

L'EXTERIEUR

Orientée est-ouest, elle est bâtie avec les matériaux du pays : calcaire et molasse.

La nef occupe la place de l'ancien cimetière.

Reconstruite en 1826, l'église actuelle est de style néoclassique, appelé Sarde.

Sous l'influence du roi de Sardaigne, l'architecture renoue avec le style antique et romain.

Le clocher est une tour carrée massive. Seule la petite porte d'accès, côté Nord, date du XIVe siècle. Elle est surmontée d'un arc brisé au-dessus duquel se trouve une guirlande de fruits et de fleurs. Au centre, une croix tréflée, appelée croix de Saint Maurice, est sculptée à l'intérieur d'une fleur de lys. Ce tympan à croix tréflée est unique en Haute Savoie.

Sur la façade Ouest, le portail à linteau droit est surmonté d'une fenêtre hémicycle à pilastres.

Sur la façade Est, le chevet est encadré de contreforts. Il est percé de baies à lancettes. Les murs sont surmontés de plaques de pierres plates disposées en escaliers et appelées « pas de moineaux ». Ce dispositif aurait pu être utilisé pour maîtriser un éventuel incendie.

L'INTERIEURint_rieur

Seul le choeur à consoles sculptées de têtes d'anges date du XIVe siècle.

Du choeur, on passe directement dans la nef. Il n'y a pas de transept ; c'est souvent le cas dans les églises de la même époque en Haute Savoie.

La nef et les petites nefs latérales sont du XIXe siècle. Le style Sarde donne à l'ensemble un aspect massif. Il s'en dégage néanmoins une certaine élégance duc à la pureté des lignes (colonnes et arches) et à la sobriété architecturale.

La restauration de 1965 a apporté plus de lumière. L'ogive du choeur, autrefois murée, a été remise en valeur. Les fenêtres hémicycles des petites nefs ont été remplacées par de grandes baies. Le dessus de l'autel a été taillé dans un seul bloc de pierre, de même pour les fonds baptismaux. Le mobilier et les croix du chemin de croix ont été tirés d'une même bille de bois.

Le tableau de sainte Agathe

Dans la petite nef de droite, se trouve un tableau baroque du XVIIIe siècle, restauré en 1995, représentant sainte Agathe, patronne de Chaumont. Agathe est une belle sicilienne qui avait voué sa vie à Dieu. Or, le gouverneur Quintien s'éprit d'elle. Mais Agathe refusa de lui céder. De colère, il la fit torturer et lui fit couper les seins. Un an après le mort de la Sainte, un volcan entra en éruption et menaça d'anéantir la ville. Invoquée pas les habitants, Agathe réussit à arrêter la lave. De ce fait, le pouvoir de stopper le feu fut attribué à Agathe.

Les vitraux

Réalisés en dalles de verre par le maître verrier Jeagy, artisan du Haut Rhin, les vitraux sont de très bonne facture.

Le vitrail du choeur, Christ en Croix avec Marie et Marie Madeleine en prière, est un véritable mur de lumière aux couleurs liturgiques. Il fait ressortir toute la beauté de la baie à lancettes.

Les vitraux des petites nefs sont davantage stylisés.

Sur le vitrail de droite, la colombe, l'eau, le cierge allumé symbolisent le baptême : « Moi, je vous baptise dans l'eau. Celui qui vient vous baptisera dans l'eau et dans l'Esprit » saint Jean-Baptiste.

Le vitrail de gauche symbolise la pénitence. Sur fond de couleur violette, le sang jaillit de la Croix pour tomber dans le Calice et rappeler que le Christ a racheté les péchés des hommes.

Les statues portail

Il y a quatre statues disposées sur des contreforts sculptés, contre les murs de la nef.

Près du choeur :

- à droite la Vierge en prière,

- à gauche le Sacré Coeur avec, à ses pieds, l'inscription : « Voici le coeur qui a tant aimé les hommes ». Près de l'entrée :

- à droite une statue représentant saint François de Sales en patron des journalistes (un crayon dans une main et un livre dans l'autre). Evêque de Genève (en exil à Annecy) le plus illustre, brillant prédicateur, homme de lettres, il faisait glisser des « billets » sous les portes des calvinistes afin de les convertir au Catholicisme.

- à gauche Jeanne d'Arc en armure. Inspirée par Dieu, elle semble prête à partir défendre son roi avec le drapeau blanc à fleurs de lys encadrant l'inscription : « Jésus, Marie ».

DEUX EMINENTS ECCLESIASTIQUESfen_tre 

Il est difficile de parler de l'église de Chaumont sans citer deux de ses enfants devenus des ecclésiastiques très influents.

- Monseigneur de Thiollaz (1752-1832)

Le 27 avril 1823, il devient le premier évêque du diocèse d'Annecy que vient d'ériger le Saint-Siège et soutiendra son jeune compatriote, le Père Mermier, dans son projet missionnaire.

- Le Père Mermier (1790-1862)

Rénovateur de la mission pastorale de Savoie, fondateur des Missionnaires de Saint François de Sales et des Soeurs de la Croix de Chavanod, il a créé le couvent de Chaumont pour y établir des Soeurs de la Croix chargées d'instruire les jeunes filles pauvres.

Sentier Saint Jacques de Compostelle http://hiver.savoie-mont-blanc.com/randonnees/nos-suggestions/l-itinerance-en-savoie-mont-blanc/3-jours-sur-le-sentier-de-st-jacques-compostelle-722-1.html

Le chateau de Chaumont http://haute-savoie.ialpes.com/chateaux/chaumont.html

Le chateau de Chaumont http://books.google.fr/books?id=1M74HTY1EzYC&pg=PA46&lpg=PA46&dq=chaumont+haute-savoie+histoire&source=bl&ots=BMoyBIy5b9&sig=xSPIdJau7liT71tLVCahE9YO7AM&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=8&ct=result#PPA30,M1

04.01.08

Séisme de la faille du Vuache 1996

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logo_footerQuand la Méditerranée sera un grand lac...

Si ce séisme a été ressenti par les populations dans toutes les Alpes du Nord, de la Suisse à la région grenobloise, il a été enregistré par plusieurs laboratoires de sismographie : celui du bureau de recherches géologiques et minières de Marseille, de l'Institut de physique du globe de Strasbourg, du Laboratoire de détection géophysique de Bruyères-le-Chàtel dans la région parisienne. Et, bien sûr, celui de l'observatoire de Grenoble qui, avec son réseau SISMALP, fournit les informations les plus précises : magnitude entre 6 et 5,5 sur l'échelle de Richter qui en comprend 8, épicentre à 4 km au nord-ouest d'Annecy, soit à la hauteur de l'aéroport de Meythet exactement par 45 degrés 56 minutes de latitude nord et 6 degrés 6 minutes de longitude est pour les spécialistes.

MM. Frechet et Thouvenot, responsables du réseau SISMMALP, estiment que le foyer se trouvait entre 1 km et 2 km de profondeur, ce qui est peu. Ce tremblement de terre est lié an jeu de la faille du Vuache orientée du nord-ouest au sud-est, bien connue des géologues mais qui n'était que très peu active ces dernières années. Pourtant l'an dernier, le 2 août, un petit séisme s'était déjà produit sur cette faille presque au même endroit. La faille a coulissé, c'est-à-dire que le bloc de l'écorce terrestre situé au nord-est d'Annecy s'est déplacé légèrement sur la gauche pour un observateur situé au sud-ouest de la capitale haut-savoyarde.

Il faut savoir que l'on enregistre environ 600 séismes en France chaque année mais la plupart sont imperceptibles pour l'homme. Depuis la mise en évidence de la dérive des continents par un géophysicien et météorologue allemand du début du siècle, on sait que ces plaques, qui constituent l'écorce terrestre, « flottent » sur le magma profond. La collision (à l'échelle du temps géologique) engagée depuis 80 millions d'années entre les plaques africaine et eurasienne s'exprime en surface par le fonctionnement de telles failles avec des chevauchements et des décrochements plus ou moins brutaux. Les Alpes, boursouflure née de cette collision et des compressions qu'elle engendre, n'ont donc pas terminé leur croissance.

Elles continuent à grimper d'un centimètre par an environ tandis que l'érosion s'efforce de détruire les effets de cette ascension La plaque adriatique portant la botte italienne s'insère comme un coin dans les Alpes qu'elle plissent sous la poussée vers le Nord de la plaque africaine.

Un jour viendra où la mer Méditerranée deviendra un grand lac fermé à hauteur de ce qui ne sera plus le détroit de Gibraltar.

Jean-Paul ROUDIER

logo_footer http://www.ledauphine.com/index.jspz

Dauphiné Libéré

mardi 16 juillet 1996

HAUTE-SAVOIE : LA TERRE A TREMBLÉ

Dans la nuit de dimanche à lundi, Annecy a été l'épicentre du plus important tremblement de terre survenu dans les Alpes du Nord au cours de ces trente dernières années. Il a causé d'importants dégâts. Mais surtout provoqué une formidable émotion. La secousse a également été ressentie en Savoie, dans l'Ain, à Genève et Grenoble.

Séisme en pleine nuit

« Le plus impressionnant, c'est le bruit. Sourd, profond, inquiétant. Comme un train qui pénétrerait dans la pièce. Puis tombe le silence. Un silence de mort ! » Des témoignages comme celui-ci se dénombrent par centaines.

Deux heures treize, la nuit dernière. Les ultimes pétards des artifices ont à peine eu le temps de refroidir. Les fusées viennent juste de laisser place aux rayons des étoiles. Ainsi, les fêtes du 14 Juillet s'achèvent pour entrer dans le champ du souvenir, Les derniers noctambules profitent encore de la douceur de la nuit estivale. Tout à coup, les sismographes s'affolent. Les Hauts-Savoyards sont tirés de leur sommeil. Brutalement. Avec une intensité de 6,2 sur l'échelle de Richter, ce nouveau tremblement de terre s'inscrit en bonne place dans la liste déjà longue des secousses sismiques ressenties en Haute-Savoie et dans les Alpes.

En réalité, la secousse n'aura duré qu'une dizaine de secondes. Mais, c'est suffisant pour jeter le trouble, pour semer la peur. Et faire descendre dans la rue des centaines et des centaines d’habitants. Non seulement les lustres se sont mis en mouvement ; non seulement les balanciers des horloges se sont arrêtés mais les meubles se sont déplacés, les objets se sont renversés, les tableaux se sont décrochés des murs. Pire, les lézardes sont apparus dans les bâtiments, les cheminées se sont écroulées comme autant de châteaux de cartes. S'abattant sur les véhicules garés en contrebas.

Commencent alors les longs conciliabules au pied des immeubles et au coeur des lotissements. Car, indiscutablement, les Annéciens et les habitants de l'agglomération sont descendus dans la rue, sortis des habitations. Visiblement inquiets, apeurés, mais sans céder à la panique. Même si, dans certains quartiers, l'un des effets du séisme a été de provoquer des coupures de courant et donc de supprimer l'éclairage public.

II s'en suivra tout au long de la nuit, puis de la matinée, une série d'appels téléphoniques. En direction des sapeurs-pompiers et des services de secours, de la gendarmerie et de la police. En fin d'après-midi, le lieutenant-colonel Laurent, patron des sapeurs-pompiers, expliquait que ses services avaient reçu quelque 3 000 appels. II faut sans doute multiplier ce chiffre par deux si l'on y ajoute les appels reçus par les gendarmes et la police.

Ce n'est qu'avec les lueurs du jour, aux premières heures de la matinée, que l'on pourra, d'une part mieux comprendre le phénomène, et d'autre part esquisser un premier bilan.

Sans vouloir dramatiser, il est évident que l'un et l'autre sont sérieux.

En tout cas, dès 2 h 10, Michel Morin, le préfet de la Haute-Savoie, avait mis en place une cellule de crise. Qui se montra efficace.

Il est bien sûr difficile, à chaud, d'esquisser un bilan exhaustif d'un tel séisme. SI les dégâts ne sont pas individuellement très graves, ils sont extraordinairement nombreux. Consécutifs aux chutes de cheminées. Parmi les plus spectaculaires, on notera toutefois l'évacuation d'un immeuble à Meythet, tout près de l'épicentre du séisme. Seize familles, soit une cinquantaine de personnes seront ainsi évacuées chez des parents ou relogées par la mairie. Deux églises, celles de Metz-Tessy et d'Epagny, sont totalement fissurées, les vitraux brisés et abattus. En plein centre d'Annecy, avenue Berthollet, une lourde couvertine de cheminée, de six ou sept tonnes, a transpercé la toiture, traversé deux dalles, pour se retrouver trois étages plus bas. «A l'évidence, le classement de l'agglomération d'Annecy en zone de catastrophe naturelle semble acquis !», a souligné le directeur de cabinet du préfet en fin de journée. Restera à en délimiter le périmètre.

II est vrai que les vieux bâtiments de la préfecture ont été eux-mêmes atteints, Que la cité administrative, à quelques pas, a dû être vidée de ses occupants. En attendant un premier bilan des fissures constatées.

« Côté population, nous explique le colonel Laurent, notre rôle a surtout consisté à gérer le stress ! ». Expliquant : « Le danger, c'est la panique ! Car en fait, nous n'avons pas eu de blessés. Si ce n'est une personne qui s'est tailladée la main en ramassant des verres brisés. Par contre, en pleine nuit, la peur est réelle. II faut pouvoir expliquer, donner des informations, rassurer. Dans le cadre du regroupement de nos services, nous avions la chance de bénéficier du concours d'un psychologue. Et il y a moins d'un mois, nous avions organisé un stage de formation de nos personnels à la relation avec le public en cas de catastrophes de ce type ! ».

La gendarmerie a agit de manière similaire. Au coeur de la nuit, les gendarmes ont même visité un certain nombre d'équipements stratégiques, routes et ponts. Un travail parachevé en cours de journée par les services de l'Equipement.

Dans ce difficile contexte, l'humour conserve ses droits. « Peu après le tremblement de terre, une brave dame, cambriolée Il y a quine jours, a appelé les gendarmes en expliquant le retour des voleurs. Qui brisaient même la vaisselle. Elle fut rassurée lorsqu'elle appris qu'Il ne s'agissait que... d'un tremblement de terre ! », explique le lieutenant-colonel Tétaz, patron des gendarmes.

Dans les jours qui viennent, et au fur et à mesure que les maires dans leurs communes et les divers responsables auront réalisé les inventaires des dégels, on pourra sans doute esquisser un vrai bilan.

Pour l'heure, contentons nous de noter que ce séisme est le plus important de ceux enregistrés dans les Alpes depuis celui du 26 avril 1962 à Corrençon en Vercors (magnitude 5,5) et qu'il fait suite à celui du Grand-Bornand du 14 décembre 1994 (magnitude 5,1).

Mais cette secousse haut-savoyarde, située sur la faille du Vuache (qui va du Jura à Annecy), a sa propre originalité. SI son épicentre est situé au niveau de l'aéroport de Meythet, à quatre kilomètres au nord-ouest d'Annecy, il était étonnemment peu profond. Moins de deux kilomètres sous la surface du sol. Alors qu'il l'était de huit kilomètres lors du séisme du Grand-Bornand. Plusieurs autres secousses, des "répliques" disent les spécialistes, se sont succédé au cours de la journée.

Entre trois ou cinq suivant les analystes. Mais d'intensité moindre (entre 2,5 et 8,6 de magnitude). « Il est possible que d'autres répliques, mais d'intensité moindre, se produisent ! », expliquent les spécialistes du laboratoire de géophysique de Grenoble.

Et d'appeler au calme. Un calme qui, en tout cas, semblait être revenu hier en fin de journée.

D'autant qui le lac d'Annecy présentait son plus bel aspect. Celui des vacances.

Roger Favier

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15.12.07

Notice sur Chaumont

Chaumont

Chaumont, au pied du versant méridional du Vuache, appartenait au XIIme siècle aux comtes de Genevois. Guillaume 1er de Genève, par acte daté du 23 août 1178, reconnaît tenir Chaumont de l’abbé de Saint-Maurice d’Agaune, auquel il doit l’hommage féodal. En juillet 1273 Pierre de Bossy reconnaît tenir Chaumont en fief. L’acte de cette investiture porte que le vassal fieffé s’oblige, comme tel, envers son seigneur : à lui garder son château de Chaumont, près de Frangy, et cela « pendant vingt et une nuits par année ». Deux ans plus tard il se voit, par d’autres chartes, que le fief avait déjà fait retour au suzerain, car on voit Chaumont être alors dévolu à Ne Aymon de Sallenove, damoiseau. En l’an 1308, c’était Agnès de Châlons, veuve du comte Amédée II de Genevois, qui était qualifiée dame de Chaumont, car elle détenait ce « fort-châtel » en gagerie, pour son douaire.

Voir Regeste Genevois, chartes 407, 10976, 1123 , 1620 et 1677.

Le village de Chaumont, situé dans une anfractuosité de rochers, au pied du château, était alors un bourg muré auquel Agnès et son fils Guillaume octroyaient des franchises très étendues et même un code municipal ( !) par acte du 18 mai 1310. Au milieu du siècle suivant, une bourgeoise de Chaumont y fit bâtir un hôpital. Chaumont, qui fut pendant tout le moyen âge un grand marché de céréales (avant l’ouverture de la route du Crédo et du Pas de la Cluse), avait quatre foires annuelles. Cette petite localité, d’environ 500 habitants, fut cruellement ravagée par la peste en 1629.

Le fief fut érigé en marquisat par Victor-Amédée II, premier « roi de Sardaigne » le 20 août 1681.

ADHS Br 3704

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