21.09.09
Château de Montanges (Ain)
Belle visite au château de Montanges (Ain) juste au Nord de Bellegarde, à l’occasion des journées du patrimoine 2009. Ce château se trouve à deux pas de l’église et du cimetière, mais beaucoup de gens du Vuache – région pourtant proche - en ignoraient l’existence. Il faut dire qu’il a longtemps été inhabité, qu’il vient d’être racheté il y a quatre ans, et qu’il a été ouvert au public pour la première fois ce week-end.
Il s’agit d’une maison-forte, avec un corps de bâtiment entouré de deux tours carrées. Quelques murs, un escalier en pas de vis et quelques meurtrières datent du XIIe siècle mais la plus grande partie de construction est plus tardive.
Les propriétaires actuels, des architectes de Bellegarde, font un joli travail de réhabilitation. Ils ont tout à fait respecté le bâtiment en évitant de le dénaturer.
Nous avons admiré plusieurs grosses cheminées, de jolis planchers d’époque, de belles poutraisons en sapin, des pierres évidées pour servir de cuvette d’eau, d’anciennes fenêtres, des caves avec un crochet pour suspendre le cochon.
Dans le parc, un puits est surmonté de dalles en pierre et d’une petite charpente.
Le travail de réhabilitation est impressionnant.
Trois chambres peuvent déjà recevoir des hôtes payants.
Le village situé sur la route filant vers Champfromier compte plusieurs maisons anciennes coquettes et plaisantes à regarder.
http://chateaumontanges.canalblog.com/
30.08.09
La tour de Chênex
La tour de chÊnex
Dans la ferme Duval en haut de Chênex se trouvent quelques vestiges des XVe ou XVIe siècle. On y voit de vieilles fenêtres à accolades, d’anciennes portes, un pan de vieille tour et un vieux four à pain. De quand datent-ils ? En 1864 l’instituteur les décrit ainsi : il y avait « un château qui a été démoli par les Bernois [1590], il n’y en a plus que les masures [ruines] [et] le pan d’une tour qui était sexagone ».
Remontons plus haut dans le temps. En 1542 François Mistral seigneur de « Cheinex » y possède une maison d’habitation en ruines avec une écluse de moulin. Au même endroit, un château vient d’être construit avec ses tours carrées et rondes, ses granges, étables, grenier etc. François Mistral déclare avoir acheté ces biens à la famille de Chênex qui les tenait déjà en 1421. Il s’agissait de petits seigneurs de la région du Vuache.
04.04.09
Le château et la seigneurie du Vuache, F. Raynaud
Le château et la seigneurie du Vuache
Haute-Savoie
Frédéric RAYNAUD
Lyon, service régional de l’archéologie 1992
DARA : Documents d’Archéologie en Rhône-Alpes

Quatrième de couverture
Situé actuellement aux confins de la Haute-Savoie et du Genevois, le château du Vuache se dressait au Moyen Age sur le versant d'un petit chaînon jurassien formant limite entre les comtés de Genève et de Savoie. Ce site castral (commune de Vulbens) a fait l'objet de fouilles archéologiques d'urgence préalables à la construction d'un lotissement. Grâce aux découvertes effectuées sur le terrain, auxquelles a été associée une recherche dans les archives, c'est l'histoire du château et de la seigneurie qui a pu être reconstituée.
Depuis sa création au Xllle siècle, et jusqu'à son abandon au XVIIe, les différentes phases de construction, de modifications, et de dégradation du monument ont été identifiées et mises en relation avec ce que l'on sait des familles détentrices de la seigneurie et les événements de l'histoire régionale.
Edifié sur les vestiges d'un site fossoyé antérieur, le château mis au jour par les fouilles apparaît comme formé d'une enceinte octogonale flanquée de tours et refermant un vaste logis. L'évolution architecturale du monument montre un renforcement progressif et parallèle des moyens de défense, du confort résidentiel et du rôle économique. Le cadre de la vie quotidienne en milieu seigneurial est également bien illustré par les objets découverts qui concernent autant l'armement, le décor, la table, la cuisine, la parure, que les loisirs ou l'alimentation.
Ce volume présente une étude globale d'un château et d'une seigneurie savoyarde médiévale, et permet de suivre leur évolution à travers près de cinq siècles. Il témoigne de la vitalité des recherches régionales dans le domaine de l'archéologie des châteaux.
147 pages

SOMMAIRE
Introduction
CADRE GÉOGRAPHIQUE ET HISTORIQUE
Géographie du Vuache
Avant le Moyen Age
Au Moyen Age
LA SEIGNEURIE DU VUACHE
Les seigneurs du Vuache
Le domaine direct
La paroisse de Vulbens
La paroisse de Dingy
La paroisse de Bans
La paroisse de Chevrier
Le domaine utile ou réserve seigneuriale
Les dîmes et droits seigneuriaux
LE CHATEAU DU VUACHE
Données archéologiques
Le site
La fortification primitive
Le château de pierre
Données historiques
Le château
Les bâtiments annexes à l'intérieur de l'enceinte
Les bâtiments annexes à l'extérieur de l'enceinte
La vie au château
Restitution et datation
CONCLUSION
ANNEXES
Objets de la vie quotidienne (F. RAYNAUD)
Les monnaies (M. DHENIN)
La vaisselle de terre (B. MACCARI-POISSON)
La vaisselle de verre (D. FOY)
Etude ostéologique de la faune (C. OLIVE)
Etude des micromammifères (L. de ROGUIN)
L'inventaire de 1612
Notes
Bibliographie
19.05.08
L'ancien château du Vuache (Vulbens)


Vulbens, en Haute-Savoie, a eu deux châteaux appelés "du Vuache" (Vuache étant le nom de la seigneurie, qui se communiqua au château, puis à la montagne).
Le premier château n'est plus visible. Il se trouvait au chef-lieu, à quelques dizaines de mètres au-dessus de l'église paroissiale actuelle, soit à gauche quand on se dirige vers Chevrier.
Il y eut d'abord une vaste "fortification" constituée d'un mur de terre, d'un fossé avec peut-être des constructions de pierre. Lui succéda un grand château de pierre qui fut remanié plusieurs fois. Il se peut qu'il ait d'abord été la possession d'une petite famille seigneuriale. Au milieu du XIIIe siècle, il devient la propriété des comtes du Genevois. Ceux-ci s'en débarrassent un siècle plus tard, au milieu du XIVe, pour le donner à une famille vassale. Mais ils y gardaient des droits. Ils venaient souvent pour chasser ou pour faire une halte lors de leurs déplacements militaires. Il y avait trois tours, avec une entrée du côté oriental, une cour intérieure et un logis du côté nord.
Aux XVe et XVIe le château est tenu par une branche de la famille de Montchenu, originaire du Dauphiné. Le château brûle au XVIe s. et connaît un long déclin. Au XVIIIe s, il ne reste que quelques murs.
Le château a fait l'objet de fouilles dirigées par Frédéric Raynaud qui a publié en 1992 le résultat de ses travaux aux éditions DARA ( Documents d'Archéologie en Rhône-Alpes).
Ce château est actuellement couvert par un gazon, entre l'église et les nouveaux immeubles.
Ci-dessus, maquette et fouille du château.
15.03.08
Château d'Arcine photos


30.01.08
Le château de Faramaz
Le château de Faramaz (Vulbens)
A Vulbens, il y avait deux châteaux. Il n’en reste qu’un.
1) Le château des seigneurs suzerains, dits du Vuache, situé au chef-lieu, à quelques mètres au-dessus de l’église paroissiale. Il fut en partie incendié au XVIe siècle et tomba en ruines au siècle suivant. Au XVIIIe s, on ne voyait déjà plus grand’ chose. Il a fait l’objet de fouilles archéologiques et d’une publication par F. Raynaud. Actuellement les vestiges de ce château se trouvent à côté des nouveaux immeubles, sous la grande pelouse surplombant la route allant vers le cimetière.
Voir la notice qui lui est consacrée dans ce blog.
2) Le deuxième château était celui du hameau de Faramaz.
A Faramaz se trouvait en effet le centre d'une petite seigneurie vassale et distincte du Vuache (= de Vulbens). Elle prélevait des taxes sur le travail des paysans de Faramaz et Raclaz. Un document de 1466 cite le lieu "au tour"; en 1596 "la tourde Faramans". Entre 1533 et 1643 des textes parlent d'une "maison", "maison d'habitation" ou "maison-forte".
Cette tour se dresse au milieu de bâtiments plus tardifs. Elle est carrée, avec des meurtrières, un escalier en pas de vis, des fenêtres rectangulaires et biseautées. Il y a aussi une cave dite "le bûcher" avec sa voûte tenue par une colonne. La porte est surmontée d'un écusson vide et de moulures à anse de panier. Vers 1590 cette tour fut tronquée par les Bernois, dit-on.
En 1516 et 1581 il y avait une chapelle sous le vocable de la Vierge Marie. Serait-ce celle qui en 1871 était à l'ouest du parc et fut détruite après ?
Au XVIIe` siècle ces seigneurs exercent de hautes charges, s'enrichissent et rachètent la seigneurie suzeraine du Vuache. Claude de Blancheville, sénateur, fait construire à côté de la tour de Faramaz un bâtiment spacieux. Une sculpture étrange surmonte l'escalier. C’est à cette époque que le château de Faramaz prend lui aussi le nom de château « du Vuache ».

06.01.08
La maison-forte de Raclaz (74)

A Raclaz, à partir du carrefour de la croix, une route monte vers Raclaz en haut. Au bout de quelques centaines de mètres, la route tourne. Sur la droite se trouve l'ancienne maison-forte.
On peut la dater du XVe siècle. Au rez-de-chaussée il y a un four à pain, une gigantesque meule et des placards en blocs taillés pris dans la maçonnerie.
A l'étage, la cuisine et une grande pièce sont éclairés par des fenêtres à accolades doubles ou à linteau trilobé qui regardent vers le sud.
En 1730 la maison appartient à l'abbé Pierre-Humbert de Blancheville, frère du seigneur du Vuache, propriétaire d'un grand domaine à Dingy. Les Anciens racontaient qu'il se rendait à l'église de Dingy par le chemin en face de la maison, aujourd'hui coupé par l'autoroute.
Une grande cheminée chauffait ces deux salles. A l'est, une galerie court au premier étage.
A l'angle nord-est se trouvait une tour carrée dont le sommet a été rasé. On dit que les soldats bernois du XVIe siècle en seraient responsables. Non loin, se trouvait un puits, paraît-il.
En-dessous et en face il y avait des granges et un four.








